Carburants : vers une nouvelle flambée des prix

Le pétrole s’envole

Depuis la reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis le 7 juillet, après la rupture de l’accord de paix signé à Versailles le 17 juin, le baril de pétrole a bondi de 38,5 % en un mois, avoisinant désormais 100 $ contre 71 $ début juillet. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20 % du pétrole mondial, a été refermé par Téhéran, bloquant environ 1.500 supertankers dans le Golfe persique.

Impact à la pompe

Résultat en Belgique : l’essence a grimpé de 8,3 % en un mois (1,806 €/l), le diesel de 17,2 % (2,23 €/l) et le mazout de chauffage de 42,8 % (1,419 €/l). De nouvelles hausses sont attendues cette semaine, et les records historiques (2,155 €/l pour l’essence, 2,489 €/l pour le diesel) pourraient être dépassés.

Prudence des experts

Energia et la Brafco appellent à la prudence : la situation évolue vite, dans un sens comme dans l’autre, au gré des tensions géopolitiques et du taux de change euro/dollar, actuellement favorable (0,88 € pour 1 $). En Belgique, la loi-programme lisse les variations de prix, contrairement aux Pays-Bas et à la France où le diesel dépasse déjà 2,5 €/l dans certaines stations.