14.01.22
19:03

Mehdi Bayat: "C’est une surprise, depuis le début du Footgate, je n’avais jamais été cité"

L'invité du John Late Show Mehdi Bayat a été interrogé  sur le dossier du jour : les 57 inculpés dans le Football Gate dont il fait partie

"Je ne suis pas juriste de formation mais il faut techniquement expliquer ce qui s'est passé. Le réquisitoire du parquet demande que ces 57 personnes soient inculpées soit devant la Chambre des mises en accusation soit devant la Chambre du conseil, et c'est à ce moment-là qu'il sera décidé si ces personnes seront renvoyées devant un tribunal pour être inculpées. On en est pas encore là, donc techniquement on est pas encore inculpés".

Selon Mehdi Bayat, il est temps que le parquet se positionne enfin pour permettre à tout le monde de voir ce qu'il y a dans ce dossier et les charges retenues à l'encontre des personnes impliquées dans le dossier.  

"De mon côté, c'est évidemment une surprise puisque depuis le début du Football Gate il y'a plus de 3 ans, je n'avais jamais été cité. Le seul moment où on a reçu la visite des inspecteurs à Charleroi, on a nous même communiqué tout de suite de manière tout à fait transparente. Il n'y avait pas eu de suite" 

Rendre le sport transparent, est-ce utopique?

"Le Foot Gate démarre en 2018. Trois ans plus tard, énormément de choses ont été faites de manière à éviter certaines dérives. Dans ce dossier, il y a plusieurs choses, d'un côté le volet repenti (...) et l'autre volet c'est quand les inspecteurs reprochent des accords commerciaux entre clubs (...)"

C'est le quotidien flamand Het Nieuwsblad qui a annoncé cet après-midi les 57 personnes sont inculpées dans le dossier "Footgate" qui secoue le monde du football belge. Parmi eux, des gros noms: Bruno Venanzi, Mehdi Bayat, Bart Verhaeghe, Vincent Mannaert.... Dirigeants de club, agents, entraîneurs, arbitres... toutes les personnes citées à comparaître sont liées à deux agents: Mogi Bayat et Dejan Veljkovic. Quatre chefs d'inculpation sont retenus selon les profils: blanchiment d'argent, corruption - matches truqués, faux en écriture, participation à une organisation criminelle.

"Quand l'information sort de cette manière dans la presse sachant que le secteur du foot est vendeur, il faut se rappeler que nous vivons dans une société démocratique et que nous ne devons pas faire le rôle de la justice".  

Interrogé sur ce qu'il comptait faire, Mehdi Bayat a simplement répondu : "C'est pas agréable mais je dois rester lucide et serein et continuer à faire mon travail".

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