29.11.21
17:33

Lionel Messi remporte son septième Ballon d'Or

Il conjugue l'extraordinaire au quotidien: immense génie à la personnalité discrète, Lionel Messi domine les trajectoires du ballon comme il règne sur la planète football, qui a placé lundi l'Argentin du Paris SG hors de portée de toute concurrence avec un septième Ballon d'Or.

Après "Messix", "Messept" ! Lionel Messi apparaissait comme le grand favori pour se succéder à lui-même et remporter un septième Ballon d'Or, lundi au théâtre du Châtelet à Paris (20h30), où seuls Robert Lewandowski et Karim Benzema semblaient pouvoir empêcher cette consécration.

De son côté, notre Belge Kevin De Bruyne est huitième au classement. Quant à Romelu Lukaku, il se place à la 12e place.

 

TOP 10:

10: Donnarumma

9: Mbappe

8: De Bruyne

7: Salah

6: Ronaldo

5: Kante

4: Benzema

3: Jorginho

2: Lewandowski

1: Messi

 

Enfin! La Copa America 2021, son premier trophée avec la sélection argentine, a fait pencher la balance en faveur de Messi (34 ans) au terme d'une année assez mitigée en club, qui l'a vu quitter en larmes son équipe de toujours, le FC Barcelone, pour tenter l'aventure dans la capitale française.

L'Argentine attendait un titre depuis 28 ans, et la "Pulga" ("La Puce"), quadruple lauréat de la Ligue des champions, espérait un trophée majeur en sélection depuis toujours.

Battu trois fois en finale (2007, 2015 et 2016) de la Copa America, battu en finale de la Coupe du monde 2014 par l'Allemagne (1-0 a.p.), le petit lutin à la silhouette si éloignée des standards athlétiques (1,69 m, 67 kg) se croyait maudit.

 

Dribbleur d'exception 

En 2016, Messi avait même annoncé mettre un terme à sa carrière internationale. Mais il est revenu et a conduit cet été l'Argentine au triomphe continental, qui plus est face au grand rival brésilien (1-0).

Ce triomphe lui a valu les suffrages des jurés et consacre un septuplé hors normes que le natif de Rosario (Argentine) a réussi avec une fraîcheur déconcertante et un appétit intact, malgré les buts, les titres et les records qu'il accumule inlassablement (35 trophées en club).

"C'est tellement difficile de limiter son influence... Quand il a le ballon, lui-même ne sait pas ce qu'il va en faire", a résumé la semaine dernière Pep Guardiola, son ex-mentor au Barça.

Mais ce dribbleur d'exception devenu joueur total n'a pas réussi une année à la hauteur de sa légende. Il n'a gagné que la Coupe du Roi avec le Barça au printemps et a commencé au petit trot sa carrière parisienne.

Ses entraîneurs d'hier et d'aujourd'hui se bousculent néanmoins à la barre pour défendre ce démarrage en douceur.

 

"Juste retrouver le sourire" 

"Il doit juste retrouver le sourire, la joie, pour retrouver son meilleur foot", expliquait vendredi Jorge Sampaoli, qui n'a pourtant pas toujours eu des rapports faciles avec la "Pulga" quand il dirigeait l'Argentine à la Coupe du monde 2018.

"Il a passé toute sa vie dans un club. Là il a changé, pour une autre langue, un autre foot. Ce sera toujours le meilleur du monde", a plaidé l'entraîneur de l'OM. "Le temps montrera combien il est différent de tous les autres joueurs."

Au PSG, son compatriote Mauricio Pochettino a aussi défendu sa star. "Nous parlons du meilleur joueur du monde", rappelait récemment le coach.

"Une fois qu'on a dit ça, il faut comprendre que c'est un homme, comme nous, il faut qu'il s'adapte à un nouveau club, que la famille s'adapte à une nouvelle culture", poursuit Pochettino.

"Laissons les gens travailler, les joueurs s'adapter, il a passé vingt ans à Barcelone, normal qu'il se sente plus à la maison à Barcelone. Ici, tout est nouveau", disait "Poche" fin septembre.

Messi a tout de même inscrit son premier but parisien en septembre contre Manchester City en C1 (2-0), et dimanche, en L1, il a signé les trois passes décisives pour la victoire à Saint-Étienne (3-1).

 

La famille s'acclimate 

Tout devrait aller de mieux en mieux, maintenant qu'il est en train de s'installer dans sa maison de Neuilly-sur-Seine.

La famille s'acclimate. Son épouse, Antonella Roccuzzo, est très heureuse de se retrouver à Paris, ville plus glamour que Barcelone, où elle peut profiter de la Ville Lumière, selon l'entourage du joueur.

"Leo", amoureux d'Antonella depuis ses 9 ans, devra faire sans eux à Noël: elle et leurs trois enfants doivent rentrer un mois en Argentine pour les vacances.

Mais Messi n'a plus à prouver son génie, peut-être juste à rassurer sur sa puissance physique, à 34 ans.

Goût du jeu, timidité touchante et sourire enfantin ont valu à l'Argentin une image très positive, qui n'a pas changé malgré sa condamnation pour fraude fiscale en Espagne en 2017.

Les bras chargés de Ballons d'Or, il peut partir en 2022 à la conquête du seul trophée qui lui manque, la Coupe du monde. Tout en poussant le Paris SG vers sa première Ligue des champions ?


Lewandowski reçoit le trophée du buteur le plus prolifique

Robert Lewandowski a reçu le tout nouveau trophée du buteur le plus prolifique de l'année, grâce à ses réalisations avec le Bayern Munich et la Pologne, lundi à Paris.

"Je remercie mes coéquipiers, sans eux je ne serais pas le buteur que je suis", a dit l'avant-centre en recevant son prix.

Meilleur buteur de Bundesliga, "Lewa" a notamment battu la saison dernière le fameux record de Gerd Müller en signant 41 buts en Championnat d'Allemagne. Le "Bomber" s'était arrêté à 40 en 1971-1972.

 

"Lewy" et "Benz" au sommet 

Le gala, a été animé par l'ancien joueur Didier Drogba et la journaliste Sandy Heribert. Messi est maintenant le second joueur du PSG à soulever le prestigieux trophée, mais le premier à le faire avec le maillot bleu et rouge. Le Libérien Georges Weah a joué la moitié de l'année 1995 à Paris, mais a été sacré sous les couleurs de l'AC Milan.

Face à Messi, Lewandowski était lui aussi bien placé pour emporter les suffrages des 180 jurés, un journaliste par pays (le vote s'est terminé le 24 octobre).

"Lewy" aurait eu toutes ses chances en 2020, quand il a remporté la Ligue des champions avec le Bayern Munich, mais le Ballon d'Or n'a pas été remis cette année-là, pour la première fois depuis sa création en 1956.

L'international polonais n'a pas pour autant levé le pied. Le serial-buteur a battu cette année le record du mythique Gerd Müller (40 buts) en marquant 41 buts sur une saison de Bundesliga, même s'il n'a brillé ni en Ligue des champions au printemps, ni avec la Pologne à l'Euro.

Karim Benzema aussi possédait la classe et la personnalité d'un lauréat, en dépit d'une saison collective inachevée avec le Real Madrid et d'une élimination précoce avec la France à l'Euro. 

Sa récente condamnation à un an de prison avec sursis dans l'affaire de la "sextape", un jugement prononcé après la clôture du vote et dont l'attaquant a fait appel, ne plaidait pas non plus en sa faveur.

 

Ballon d'Or féminin

 1. Alexia Putellas (ESP/FC Barcelone)

 2. Jennifer Hermoso (ESP/FC Barcelone)

 3. Sam Kerr (AUS/Chelsea)

 4. Vivianne Miedema (NED/Arsenal)

 5. Lieke Martens(NED/FC Barcelone)

 6. Christine Sinclair (CAN/Portland Storms)

 7. Pernille Harder (DAN/Chelsea FC)

 8. Ashley Elizabeth Lawrence (CAN/ Paris SG)

 9. Jessie Fleming (CAN/Chelsea FC)

10. Fran Kirby (ENG/Chelsea FC)

. Trophée Kopa

(meilleur joueur de l'année civile âgé de moins de 21 ans au 31 décembre)

1. Pedri (ESP/FC Barcelone) 

2. Jude Bellingham (ENG/Borussia Dortmund) 

3. Jamal Musiala (ALL/Bayern Munich) 

 

. Trophée Yachine

(meilleur gardien)

1. Gianluigi Donnarumma (ITA/Milan AC puis Paris SG)

2. Edouard Mendy (SEN/Chelsea FC)

3. Jan Oblak (SLO/Atlético de Madrid) 

AFP

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