23.10.21
16:08

La Chine va tester la taxe foncière dans certaines régions

Le Parlement chinois a voté samedi un texte autorisant le gouvernement à tester la taxe foncière dans certaines régions, un impôt peu prélevé jusqu'à présent en Chine en raison de multiples réticences, a indiqué un média d'Etat.

Une taxe foncière est déjà à l'essai depuis plusieurs années dans les villes de Shanghai (est) et Chongqing (sud-ouest). Mais sa généralisation dans le pays, évoquée dès les années 2000, ne s'est jamais concrétisée.

Parmi les principales raisons avancées au fil des ans: cet impôt serait mal vécu par des propriétaires qui se sont déjà saignés pour payer leur bien; il pourrait faire baisser la demande ou encore entraîner des ventes massives d'appartements.

L'immobilier a été un moteur du développement chinois ces 20 dernières années.

"Cette décision (d'autoriser ces tests) vise à faire avancer la législation et la réforme de la taxe foncière de manière active et prudente", a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle, qui cite le texte voté samedi par le comité permanent du Parlement.

"Elle va guider l'achat rationnel de logements (...) et faciliter le développement régulier et sain du marché immobilier national", selon la même source, qui ne précise pas les régions ou villes potentiellement concernées.

Selon les analystes, une telle taxe foncière pourrait permettre aux prix d'augmenter plus lentement et de limiter la spéculation.

Car ils se sont envolés depuis la fin des années 1990, lorsque l'accession à la propriété immobilière a commencé à être possible. Et beaucoup de Chinois peinent désormais à acheter un logement.

Ce début de réforme arrive toutefois à un moment où les prix des logements neufs sont en repli en Chine, pour la première fois en six ans, dans un contexte de méfiance des acheteurs face au risque de faillite de plusieurs promoteurs.

La situation financière du groupe Evergrande est notamment scrutée avec beaucoup d'inquiétude, son potentiel effondrement pouvant freiner la croissance du géant asiatique.

Dans 70 grandes et moyennes villes chinoises, les tarifs étaient ainsi orientés à la baisse sur un an en septembre. Selon les calculs de l'agence Bloomberg, les prix ont baissé en moyenne de près de 1%.

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