21.10.21
14:59

"Nous savons ce que nous devons faire pour conjurer cette quatrième vague"

Le ministre fédéral de la Santé a insisté sur l'importance de la vaccination et sa volonté de rendre le vaccin obligatoire pour les soignants.

Ce jeudi à la Chambre, Frank Vandenbroucke (Vooruit) a tenu à rappeler l'importance de la vaccination face à l'augmentation des contaminations et des hospitalisations. Selon lui, nous sommes face à la quatrième vague.

"Nous constatons une augmentation du nombre d'admissions dans les hôpitaux. Ce n'est pas une surprise, mais il faut certes reconnaître que l'augmentation des contaminations est marquée et nous savons très bien ce que nous devons faire pour conjurer cette quatrième vague.

Tout d'abord, nous devons tous nous faire vacciner. Les vaccins constituent une excellente protection contre la maladie ainsi que contre l'hospitalisation. Ce n'est pas un instrument parfait, nous le savons, mais il apporte un haut degré de protection et nous devons faire en sorte que dans toutes les régions, dans toutes les communes, dans tous les quartiers, on vaccine suffisamment de personnes. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.",

a insisté le ministre socialiste.

 

Vaccination obligatoire pour les soignants?

M. Vandenbroucke a déclaré qu'une mobilisation dans les écoles et les secteurs de soins de santé est essentielle pour lutter contre le virus.

"Il faut également veiller à ce que les élèves du secondaire soient également vaccinés partout. C'est une mobilisation, une mobilisation qui s'impose à tous les niveaux, partout que les élèves du secondaire soient vaccinés partout.

Et effectivement, dans le secteur des soins, il doit être évident que les médecins, les kinés, les infirmiers, les infirmières se fassent vacciner. Nous allons bien évidemment intégrer cela dans un texte de loi, ce qui nécessite un certain temps de la concertation. Nous sommes un pays de concertation avec les employeurs et les syndicats. Nous entendons les avis respectifs. Nous sommes un pays qui agit sur la base d'avis. Un texte est prêt. J'espère pouvoir le déposer au plus vite sur la table du gouvernement et du Parlement, mais des procédures d'avis vont encore devoir être suivies."


"Mais le signal sera clair. Même avec une période transitoire, finalement, les personnes qui travaillent dans le secteur des soins auront l'obligation pour leurs patients, pour les patients vulnérables, dans les maisons de repos et de soins, mais également pour leur bien ou pour elles-mêmes, devront se faire vacciner. J'espère que personne n'optera pour cette imprudence de ne pas se faire vacciner.",

a indiqué le vice-Premier à la Santé ce jeudi après-midi.

 

La ventilation et les masques, autres armes essentielles

"Mais nous savons également ce que nous devons faire à un moment où les gens se retrouvent dans des cafés, dans des restaurants, dans des salles de fitness. Vous devez assurer une bonne ventilation. La ventilation est également essentielle. Idem dans les classes et je trouve que les progrès sont insuffisants à ce niveau là.

Nous savons également le rôle important que jouent les masques buccaux lorsque vous êtes dans un espace clos, où vous êtes proche de personnes que vous ne connaissez pas, et certainement lorsque vous-même vous vous sentez malade, même pour vous prémunir d'une contamination contre la grippe. Porter le masque buccal, c'est simplement une question de politesse à l'égard du prochain. Si vous vous sentez mal, si vous avez un état grippal, restez chez vous.",

a conseillé Frank Vandenbroucke.

 

Le CST pour la sécurité sans brider la liberté ?

"Les tests doivent se poursuivre. Ça n'a aucun sens de jeter le thermomètre une fois que la maladie est là. Il faut toutefois bien l'organiser et veiller à ce que ce soit viable au sein des écoles, que cela reste viable pour les généralistes. C'est la raison pour laquelle nous sommes en train de prendre les mesures de telle sorte que les personnes qui doivent se faire tester n'aient pas chaque fois à passer par le généraliste.

Et effectivement, le CST est un bon instrument qui vous permet de retrouver une liberté dans la sécurité. Ce n'est pas un instrument qui est là pour brider les libertés. C'est un instrument qui est là pour nous permettre de retrouver la liberté. Et je pense que le gouvernement flamand sait très bien que le gouvernement fédéral estime que c'est un instrument intéressant qui devrait peut être être davantage utilisé."

a communiqué le ministre, en ajoutant que la loi pandémie est d'application.

"Alors, y a-t-il des concertations avec les collègues flamands, wallons et bruxellois? Bien entendu, notamment par rapport à la question de savoir si nous pouvons, à un certain moment, mettre un terme à la phase fédérale. Ce n'est peut être pas immédiatement à l'ordre du jour, mais on en discute avec les gouvernements des entités fédérées.

La loi pandémie est aujourd'hui d'application. Vous connaissez les procédures sur la base d'avis concernant la situation épidémiologique. La loi pandémie peut être activée. Cet avis doit être un avis scientifique. C'est un avis que nous recevons en permanence.

Et sur la base du prochain avis, il faudra effectivement se demander si oui ou non, la loi pandémie doit être activée et donc pouvoir mener une politique solide sur la base de ce cadre légal. Il ne faut pas basculer dans la panique, mais nous savons qu'il faut surtout favoriser la vaccination pour combattre le virus est essentiel, il ne suffit pas de dire vous devez vous faire vacciner.",

réaffirme le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

 

LN24

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