20.10.21
08:25

L'affaire Dutroux en cinq dates-clés

25 ans après les faits et la mobilisation citoyenne massive qui s'en est suivi, retour sur cinq points-clés pour comprendre l'affaire Dutroux, qui a séquestré six fillettes et adolescentes dont quatre ont été retrouvées mortes en 1996.

 

13 août 1996 

Marc Dutroux (39 ans), sa compagne Michelle Martin (36) et un marginal, Michel Lelièvre (25), sont arrêtés dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'une adolescente de 14 ans.

Les aveux de Dutroux mèneront à la découverte de deux adolescentes emmurées vivantes mais aussi à celle de quatre cadavres. Julie, Mélissa, An et Eefje avaient été enlevées à l'été 1995, les deux premières près de Liège (est), les autres à Ostende (nord).

20 octobre 1996 

Une manifestation réunit plus de 300.000 personnes à Bruxelles, qui défilent en silence, donnant naissance aux "marches blanches" en hommage aux victimes de crimes. 

Le dessaisissement le 14 octobre du juge Connerotte, accusé d'impartialité pour avoir dîné avec une association de défense de victimes, a été un catalyseur de la marche protestataire. 

 

23 avril 1998 

Marc Dutroux s'échappe du Palais de justice de Neufchâteau (sud). Il est arrêté quelques heures plus tard mais ce nouveau défaut de surveillance entraîne la démission des ministres de l'Intérieur et de la Justice.

 

22 juin 2004 

Après 17 semaines de procès devant la cour d'assises d'Arlon (sud), Marc Dutroux est condamné à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration et le viol entre juin 1995 et août 1996 de six fillettes et adolescentes. Cinq jours plus tôt, il a été déclaré coupable de l'assassinat d'An et Eefje et responsable de la mort de Julie et Mélissa.

Michel Lelièvre et Michelle Martin sont condamnés respectivement à 25 et 30 ans de prison.

 

28 août 2012 

 

Michelle Martin est remise en liberté sous conditions après 16 ans de détention. La décision de justice donne lieu à des protestations. Elle rejoint d'abord un couvent près de Namur, avant d'être accueillie en 2015 chez un ancien magistrat.

Dès 2013, Dutroux demande, sans succès, à purger sa peine avec un bracelet électronique. Une nouvelle tentative de libération conditionnelle est abandonnée en 2020. Un rapport d'expertise psychiatrique a conclu à sa dangerosité et à "un risque élevé de récidive".

Michel Lelièvre a bénéficié d'une libération conditionnelle en décembre 2019 après 23 ans de détention. Il a été roué de coups et son appartement saccagé quelques jours plus tard, à Bruxelles.

Partager cet article

En lien avec l'article