14.10.21
07:01

Pic du nombre de nouveaux contrats à durée indéterminée

Après cet été, la mobilité professionnelle revient à son niveau d’avant la crise du coronavirus, seule Bruxelles reste à la traîne

Le nombre de nouveaux contrats à durée indéterminée conclus par les entreprises belges a retrouvé après l’été le même niveau qu’avant la crise du coronavirus. De janvier à août, le nombre de nouveaux contrats de travail a même augmenté de 1,7 %.

Le véritable pic s’est produit en août, où l’augmentation s’élève à 26 % par rapport à 2019. C’est ce qu’il ressort des données recueillies par l’entreprise de services RH Acerta auprès de 260 000 Belges actifs.

La mobilité professionnelle a donc, pour la première fois cette année, retrouvé son niveau de 2019, ce qui indique que le marché de l’emploi s’est remis de la crise de la COVID-19. Étonnamment, la Région de Bruxelles-Capitale est quant à elle à la traîne et se situe encore à près de 6 % en dessous du niveau d’avant la pandémie.

Après l’été, le flux entrant de travailleurs vers de nouveaux emplois a augmenté de près d’un quart par rapport à l’année précédente : +23,7 %. Certes, 2020 a été l’année du coronavirus, une année où les engagements ou les changements d’emploi n’étaient une priorité ni pour les employeurs ni pour les travailleurs.

Olivier Marcq, expert du centre des connaissances d'Acerta Consult, explique : « Les chiffres du flux entrant constituent un baromètre du marché de l’emploi et de notre économie. Chaque nouveau contrat de travail conclu alimente le marché de l’emploi, comme le ferait du pétrole. Néanmoins, trouver les profils adéquats représente toujours un énorme défi pour nos entreprises belges. Les postes vacants ne sont pas une garantie de contrats à durée indéterminée. Cette augmentation d’un quart des contrats de travail, rien que lors de ces huit premiers mois de l’année, est donc une très bonne nouvelle. »

Une reprise plus lente à Bruxelles

Le flux entrant de travailleurs occupant un nouvel emploi ne s’est pas rétabli de la même manière partout. Les résultats mesurés après cet été pour la Région de Bruxelles-Capitale restent inférieurs à ceux d’avant la crise du coronavirus. Il s’agit d’une diminution de 5,9 % par rapport à la fin de l’été 2019.

Augmentation des nouveaux contrats de travail dans les petites PME

La reprise du flux entrant de travailleurs vers de nouveaux emplois est la plus significative dans les plus petites entreprises. Cette augmentation ne devrait pas être une surprise, car il s’agit sans doute de « jeunes » entreprises qui n’avaient pas encore embauché leur premier travailleur, une étape qu’elles n’ont logiquement pas franchie pendant l’année du coronavirus, mais pendant la reprise économique.

En revanche, ce sont les grandes entreprises (de 200 à 500 collaborateurs) qui constituent le plus mauvais élève parmi les types d’entreprises : le flux entrant y est encore inférieur à 2019 (-31 %) et même à 2020 (-11 %).

Olivier Marcq conclut : « Ces chiffres positifs montrent la rapidité avec laquelle les entreprises et les candidats se sont adaptés au cours de l’année et demie écoulée. Le processus de recrutement qui a permis de conclure les nouveaux contrats de 2021 s’est encore déroulé à la manière du coronavirus : à distance et avec difficulté. En tout cas, la confiance dans le marché de l’emploi est revenue : les travailleurs osent et veulent relever de nouveaux défis professionnels. L’engagement de nouvelles personnes dans un contexte de travail hybride constituera la prochaine épreuve. En effet, les efforts et les investissements consentis par les employeurs et les travailleurs pour se retrouver méritent maintenant une suite appropriée, une suite qui prenne en compte la nouvelle réalité caractérisée par plus de télétravail et plus d’autonomie. »

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