12.10.21
09:59

Le budget fédéral 2022 en neuf points importants

La Vivaldi s'est enfin mise d'accord sur le budget 2022 après de longues heures de discussions.

Voici les points de cet accord, en détails:


1. Réduction du déficit

En 2022, le déficit budgétaire sera réduit de 2,3%, passant ainsi de -5,4% du PIB à 3,1% du PIB. Ce qui revient à un effort de 2,4 milliards d'euros.
 

2. Facture énergétique

Un accord a été trouvé pour venir en aide aux consommateurs les moins nantis. Le PS a ainsi défendu l’élargissement du tarif social à l’ensemble des BIM (bénéficiaires de l’intervention majorée), c’est-à-dire les personnes qui ont des revenus modestes. Ce tarif social sera prolongé les pour les trois premiers mois de 2022 pour près d'un million de personnes (880.000). Un chèque énergie de 80 euros sera déduit de leur facture, sans attente ou complications administratives.

Grâce à ce chèque, près d’un million de familles verront leurs coûts de consommation d'énergie diminuer à court terme. 

Pour l'extension du tarif social, un budget de 208 millions d’euros est alloué. Le budget pour le chèque énergie est de 72 millions d’euros. Les dépenses supplémentaires seront compensées par les recettes supplémentaires que l'État recevra à la suite de l'augmentation des prix de l'énergie.

Ces mesures viendront renforcer de manière utile la politique de lutte contre la pauvreté portée par Karine Lalieux. Le fonds électricité et gaz fera d’ailleurs l’objet d’un financement unique à concurrence de 16 millions d’euros. Ces fonds seront alloués en priorité pour les personnes qui rencontrent des difficultés financières en raison des prix élevés de l’électricité et du gaz et qui ne seront pas couvertes par le système précité. La ministre de la lutte contre la pauvreté veillera à cette mise en œuvre.
 

3. Un milliard en plus d'ici 2024

Ce conclave marque un tournant historique pour les investissements. En effet, sous l’impulsion de Thomas Dermine (PS), secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, le Gouvernement fédéral s’est accordé sur une enveloppe de 1 milliard d’euros pour des investissements stratégiques supplémentaires. Ces moyens viennent s’ajouter aux 1,25 milliards d’euros de projets fédéraux inclus dans le Plan de relance européen (PRR) et aux 328 millions d’euros d’investissements complémentaires déjà dégagés en avril dernier.

Ce milliard sera utilisé à l'horizon 2024 pour le développement durable, la lutte contre le dérèglement climatique, le développement du numérique

250 millions sont ainsi prévus pour le rail et notamment pour augmenter le transport des marchandises via les trains.
Côté numérique, l'Etat mise sur le développement du portail en ligne de la justice Just-on-Web. Il comportera des dossiers judiciaires numériques, des procès-verbaux numériques, etc.
 

4. Droit à la formation

Le droit à la formation pour les travailleurs est réformé. C’est inédit : chaque travailleur aura l’occasion de bénéficier d’un droit individuel à la formation.

On ne parle donc plus d’une moyenne sur l’entreprise. A moyen terme, chaque travailleur aura droit chaque année à 5 jours minimum consacrés à de nouveaux apprentissages.

Aujourd’hui, la formation en entreprise est surtout extrêmement mal répartie, selon le PS : par exemple, 65% des hautement diplômés avaient suivi une formation en 2016, contre 20 % chez les peu diplômés. Pire encore : un travailleur âgé entre 55 et 64 ans a aujourd’hui trois fois moins de chance d’être formé qu’un collègue âgé de 25 à 34 ans, poursuivent les socialistes.

Cette refonte du système est destinée à donner des formations à tous les travailleurs, y compris ceux qui ont le plus besoin d’être formés. C’est essentiel pour les travailleurs et les entreprises.
 

5. Création de 10.000 emplois

L'objectif est de parvenir à un taux d'emploi de 80% d'ici 2030. Le fédéral mise pour cela sur la création de 10.000 emplois. 
 

6. Semaine de quatre jours

Concrètement, les salariés passeraient donc de cinq à quatre jours de travail, tout en maintenant 38 ou 40 heures de travail hebdomadaire. Les journées augmenteraient donc à 9,5 heures, permettant de dégager un jour de congé supplémentaire. L’ensemble des partis de la majorité semblent être d’accord sur le principe. Toutefois, cette mesure sera soumise à une interprétation flexible et doit encore faire l'objet de discussions entre les interlocuteurs sociaux.

Un plan pour les métiers en pénurie sera également établi avec la mise en place de douze actions concrètes pour combler les emplois structurellement vacants. Une autre réforme vise à maintenir l'exemption de cotisations sociales sur les premiers emplois.


7. Les malades longue durée

L'accompagnement des malades longue durée sera amélioré afin qu'ils bénéficient d'une réintégration optimale. Ainsi, l'accompagnement se fera après trois mois, au lieu des quatre actuels.
De plus, les patrons ne pourront plus licencier pour force majeure médicale qu'après neuf mois. Ce qui augmente également le trajet de réintégration.
 

8. Certificat médical d'un jour plus nécessaire

Toute personne malade juste une journée, ne sera plus obligée de remettre un certificat médical à son employeur. C’est ce qu’a décidé le gouvernement lundi. Cependant, les PME seront exemptées de cette mesure. Cela afin de, notamment, éviter les absences de lundi ou du vendredi utilisées pour allonger le week-end.

Un salarié qui s’absentait du travail pour raison de santé devait informer son employeur. Il s'agit de la loi du 3 juillet 1978. Dès la mise en application de cette nouvelle règle, il ne sera plus obligatoire de présenter un certificat médical à votre employeur si vous êtes malade une journée et que vous ne pouvez pas vous déplacer sur votre lieu de travail. Cet avantage sera valable maximum trois fois par an. 

La date d'entrée en vigueur de cette mesure n'est pas encore connue.


9. Augmentation des accises sur le tabac

La Vivaldi réussira à améliorer le solde grâce à des économies linéaires, une lutte contre la fraude sociale et fiscale, une lutte contre l'incapacité de travail, une taxe sur les billets d'avions, pour les trajets de moins de 500 kms (30 millions, soit environ 5 euros par billet), la taxe sur les comptes titres (430 millions), et aussi l'augmentation des accises sur le tabac (308 millions).

 

Rendez-vous à 11h00 et 14h00 en direct sur LN24 pour des éditions spéciales sur cet accord sur le budget fédéral 2022.

 

LN24
 

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