10.10.21
13:00

Un millier de migrants secourus ou interceptés en Manche par le Royaume-Uni depuis vendredi

Le Royaume-Uni a secouru ou intercepté au total 1.115 migrants traversant la Manche à bord de petites embarcations vendredi et samedi, a indiqué dimanche le ministère britannique de l'Intérieur.

Samedi, les autorités britanniques ont récupéré 491 personnes lors de 17 opérations et 624 personnes lors de 23 opérations vendredi.

Le ministère britannique de l'Intérieur affirme que les autorités françaises ont empêché 114 personnes de rejoindre les côtes anglaises samedi, 300 vendredi.

Dans un communiqué, le commandant Dan O'Mahoney, chargé de la "menace clandestine" en Manche, a souligné la détermination du gouvernement britannique à lutter contre la "hausse inacceptable" de ces dangereuses traversées.

"En collaboration avec la police et nos partenaires internationaux, plus de 300 arrestations et 65 condamnations ont été effectuées" et "nos efforts ciblés ont permis d'empêcher plus de 13.500 tentatives" de traversées depuis le début de l'année", a-t-il ajouté.

Selon le décompte de l'agence de presse britannique PA, plus de 17.000 migrants ont réussi depuis le début de l'année à faire la traversée jusqu'en Angleterre à bord de petites embarcations, soit plus du double du chiffre de l'ensemble de l'année 2020.

Le sujet est régulièrement source de tensions entre Londres et Paris.

Lors d'un déplacement samedi à Loon-Plage (Nord) le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé que soit négocié un traité migratoire entre l'UE et le Royaume-Uni.

Il a également demandé au gouvernement britannique d'honorer son engagement de payer à la France 62,7 millions d'euros en 2021-2022 pour financer le renforcement des forces de l'ordre françaises sur les côtes.

"Nous appelons les Anglais à tenir leur promesse de financement puisque nous tenons la frontière pour eux", a-t-il déclaré.

Le gouvernement britannique a commencé à faire adopter un projet de loi controversé qui réforme le système d'asile et prévoit de durcir les sanctions, en portant à la prison à vie, contre 14 ans actuellement, la peine maximale encourue par les passeurs.

 

AFP

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