08.10.21
08:13

"Il n'y a pas d'autres solutions qu'un travail de conviction sur la vaccination"

Rachid Madrane, président du Parlement de la région Bruxelles-Capitale, était l’invité de Martin Buxant. 

Il a évoqué les difficultés à atteindre les objectifs de vaccination en région bruxelloise, notamment auprès des jeunes. “Nous remarquons que leurs arguments sont parfois basés sur ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux”, évoque-t-il, notamment à propos des risques sur la fertilité. Pour lui, la solution doit venir d’une large campagne de sensibilisation. “Dans les écoles de la ville de Bruxelles, des scientifiques, des personnalités influentes peuvent les convaincre. Il n’y a pas d’autres solutions que ce travail de conviction. Concernant l’obligation, je pense qu’il faudra peut-être un jour y réfléchir, même si je reste sensible, pour le moment, à la liberté de chacun”. 

Rachid Madrane est également revenu sur l’ordonnance du Covid Safe Ticket et son entrée en application. ”L’accord de coopération est déjà voté, il permet l’introduction du CST pour les événements de masse. Nous voulons l’élargir, mais il y a un parcours législatif à suivre. Nous allons le voter aujourd’hui. Il sera d’application dès l’entrée au Moniteur. Dans la pratique, tout sera détaillé dans le texte soumis au vote de ce vendredi, “je refuse de m’avancer à la place du gouvernement bruxellois, c’est lui qui doit statuer”. 

Enfin, le débat sur l’abattage rituel sans étourdissement a été abordé. “C’est un sujet délicat, qui touche à la conviction et à l’identité des personnes. L’intérêt de ce débat au parlement est de sortir du clivage et de dépassionner le sujet".

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