29.09.21
13:07

La Chine candidate au traité de libre-échange transpacifique

Signé par 11 pays de l’Asie-Pacifique en 2018, ce traité commercial transpacifique (CPTPP) est le plus important pacte de libre-échange de la région, qui pèse pour environ 13,5 % de l’économie mondiale.

La Chine a formellement demandé à adhérer à l'important partenariat de libre-échange transpacifique, en dépit de la montée des tensions géopolitiques avec l’Australie, un des pays membres.

« Le 16 septembre, le ministre du Commerce, Wang Wentao, a présenté la demande officielle de la Chine pour adhérer" à l’Accord transpacifique global et progressiste (CPTPP), a indiqué ce ministre dans une déclaration en ligne.

Il a ajouté que la demande avait été soumise par lettre au ministre du Commerce de la Nouvelle-Zélande, Damien O’Connor, avec qui il a  eu une conversation téléphonique au sujet du suivi de cette demande d’adhésion de la Chine.

La Chine avait déjà manifesté son souhait d'y adhérer à plusieurs reprises, et le Premier ministre Li Keqiang avait déclaré en mars que la deuxième économie du monde « envisagera activement d’y adhérer ».

Liant quelque 500 millions de personnes, l'accord rebaptisé Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) pour son sigle anglais) a succédé à un traité précédent dons les Etats-Unis s'étaient retirés en 2017, sous la présidence de Donald Trump.

L’ambassade de Chine en Australie a fait pression  cette semaine sur Canberra pour adhérer, en écrivant à une commission d'enquête parlementaire australienne que « l’adhésion de la Chine au CPTPP procurerait d’importants avantages économiques », a rapporté l'agence Bloomberg.

Cependant, les onze membres du CPTPP devront parvenir à un consensus pour permettre à Pékin d’y adhérer, une perspective délicate, sur fond de tumultueux conflit géopolitique avec Canberra qui avait vu la Chine imposer des droits de douane sur une gamme de produits australiens, y compris le vin et l’orge. 

L'Australie a ainsi demandé jeudi à l'OMC d'intervenir contre les droits de douane frappant son vin, sur ce qui était encore son plus grand marché à l'exportation.

Canberra avait dévoilé mercredi un partenariat militaire stratégique avec les États-Unis et le Royaume-Uni, pour lui fournir des sous-marins nucléaires afin de contrer l’influence chinoise dans la région Indo-Pacifique.  La Chine a qualifié cette alliance d'"extrêmement irresponsable".

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré jeudi que "l’exportation de technologies de sous-marins nucléaires hautement sensibles vers l’Australie par les États-Unis et le Royaume-Uni prouve une fois de plus qu’ils utilisent les exportations nucléaires comme un outil pour la stratégie géopolitique et l’adoption de deux normes."

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré jeudi que "l’exportation par les États-Unis et le Royaume-Uni de technologies hautement sensibles de sous-marins nucléaires vers l’Australie prouve une fois de plus qu’ils utilisent les exportations nucléaires comme un outil pour la stratégie géopolitique et l'adoption de doubles normes."

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