29.09.21
11:53

Des militaires se forment à suppléer des chauffeurs routiers trop peu nombreux au Royaume-Uni

L'origine du problème sont les pénuries dans les stations-essences, prises d'assaut par des automobilistes inquiets

 

Le gouvernement a approuvé formellement la décision de mettre à disposition 150 chauffeurs de l'armée et ceux ci sont formés avant d'être déployés dans les prochains jours.

Le ministre des Entreprises Kwasi Kwarteng a confirmé leur prochain déploiement.

"Nous avons décidé de le faire et je pense que dans les prochains jours, les gens verront des soldats conduire la flotte de camions-citernes", a-t-il déclaré mercredi à des journalistes.

Se tiennent aussi prêts 150 militaires supplémentaires.

Depuis la semaine dernière, de longues files d'attente se forment devant les stations-services, confrontées à des problèmes d'approvisionnement dus à un manque de chauffeurs routiers (100.000 selon les professionnels).

Cette situation exceptionnelle est la dernière conséquence en date des pénuries de main-d'oeuvre causées par la pandémie et le Brexit, avec des problèmes de livraison touchant aussi les rayons des supermarchés, les chaînes de restauration rapide ou encore les pubs.

Le gouvernement ne cesse de répéter que le Royaume-Uni ne manque pas de carburants mais que les pénuries sont dues à la demande exceptionnelle causée par les achats de consommateurs inquiets de manquer, comme cela avait été le cas avec le papier toilette ou certains produits alimentaires au début de la pandémie.

Il a cependant concédé que le Brexit constituait un "facteur" supplémentaire.

Le Premier ministre Boris Johnson a assuré mardi que la situation s'"améliorait" et que les "livraisons (reprenaient) de manière normale".

Il a ajouté qu'il fallait laisser la situation s'arranger "de manière habituelle", semblant écarter les appels d'organisations de médecins, d'infirmiers, d'enseignants ou encore de personnel pénitentiaire réclamant un accès prioritaire aux stations-services.

Comme les autorités, la Petrol Retailers Association, qui représente 65% des stations-service britanniques, a observé "de premiers signes" annonciateurs de la fin de la crise à la pompe avec 37% de leurs stations à cours de carburant contre deux tiers dimanche.

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