22.09.21
11:59

Crise des sous-marins: le Danemark défend Biden face aux critiques européennes

Le Danemark, un des plus proches alliés des Etats-Unis en Europe, "ne comprend pas du tout" les critiques françaises et européennes visant Washington dans la crise des sous-marins, a affirmé sa Première ministre Mette Frederiksen mercredi, défendant le "très loyal" président américain Joe Biden.

La position de Copenhague tranche avec la réunion à Bruxelles mardi où les Européens ont exprimé leur solidarité avec Paris, même si plusieurs pays ont insisté pour préserver la relation transatlantique. "Je pense qu'il est important de dire - par rapport aux discussions qui ont lieu en Europe en ce moment - que je vois Biden comme très loyal envers l'alliance transatlantique", affirme Mme Frederiksen dans un entretien réalisé depuis New York (Etats-Unis) par le quotidien danois Politiken.

"Et globalement, on ne devrait pas transformer des défis concrets, qui existeront toujours entre alliés, en quelque chose qu'ils ne devraient pas être. Je voudrais vraiment, vraiment mettre en garde contre cela", poursuit la dirigeante social-démocrate.

Quant aux critiques de Paris et de Bruxelles formulées contre Washington depuis l'abandon par l'Australie d'un immense contrat de sous-marins français au profit des Etats-Unis et du Royaume-Uni, "non, je ne peux pas les comprendre, je ne les comprends pas du tout", affirme la dirigeante danoise. "Cela ne signifie pas qu’au sein du gouvernement danois, nous soyons nécessairement d'accord avec les États-Unis sur tout, et nous avons également dit que nous aurions aimé voir une sortie différente de l'Afghanistan, mais je ne ressens absolument aucune frustration avec la nouvelle administration américaine".

Allié fidèle des Etats-Unis, avec qui il a notamment combattu en Irak et en Afghanistan, le Danemark exprime régulièrement sa priorité accordée à l'Otan plutôt qu'à l'Europe de la défense.

Selon Mme Frederiksen, "il ne fait aucun doute que Joe Biden éloigne la politique étrangère américaine de quelque chose de très isolationniste pour assumer à nouveau le rôle de leadership mondial que seuls les États-Unis peuvent assumer. Et si les États-Unis ne le font pas, personne d’autre ne peut prendre la place", juge-t-elle encore.

Partager cet article