15.09.21
07:56

"À un moment, on doit arrêter de soutenir des entreprises zombies"

Egbert Lachaert, le président de l’Open VLD, était l’invité de Martin Buxant. Il est revenu sur la rentrée de la Vivaldi qui s’annonce tendue, plusieurs dossiers divisent les partenaires.

Malgré la reprise d’un dialogue avec le PS, la réforme du marché du travail risque d’à nouveau crisper leur relation. “On cherche des gens pour travailler dans les trois régions. Nos entreprises ne trouvent pas de travailleurs, or il y a des opportunités. Nous devons motiver les gens à travailler: pour la croissance et le budget, c’est important. Nous devons investir sur la formation, proposer des reconversions”, explique-t-il. 

Le président des libéraux flamands reste proche de la ligne dure imprimée par Georges-Louis Bouchez, qui a déclaré vouloir couper les allocations en cas de refus répéter de travailler. Un point de vue partagé par l'Open VLD, avec une légère nuance. “Pour les gens sans solution, la sécurité sociale est là pour les soutenir. Cela n’a pas de sens d’appauvrir les gens. Mais ceux qui sont capables de travailler doivent le faire. Il n’y a pas de raison de refuser un job, c’est normal du coup de suspendre les allocations.”

En outre, il a souligné la nécessité de renforcer la mobilité entre les régions, notamment. “À Courtrai, il est illogique de voir davantage de Français y travailler que de Wallons. Il y a plusieurs explications, comme la meilleure formation technique des travailleurs français ou la mobilité, qui reste compliquée entre le Hainaut et Courtrai”. 

Egbert Lachaert est revenu sur la nécessité de réduire les dépenses structurelles, en vue d’équilibrer le budget. “Les dépenses structurelles sont trop élevées. Nous ne pouvons pas jouer au Père Noël tous les jours. On résout les problèmes en dépensant de l’argent, les dépenses publiques sont trop élevées, notre déficit est proche de 5%. Nous devons couper les dépenses dans l’administration. Doit-on remplacer les fonctionnaires qui partent à la retraite? Une autorité publique digitalisée doit nous permettre d’économiser la main d'œuvre.”

À ses yeux, les aides accordées aux secteurs impactés par la crise covid ne peuvent durer éternellement. S’il salue le travail effectué durant la pandémie pour éviter un effondrement de notre économie, il prône la fin des aides à l’égard des secteurs qui ont pu reprendre leur activité normalement, comme l’Horeca. “Pour certains, on est revenus à un situation économique normale. À un moment, on doit arrêter de soutenir des entreprises zombies qui n'auraient pas survécu sans le covid. Nous devons être prudents. On a fait beaucoup lors du covid, on a bien travaillé pendant la pandémie, mais maintenant ça doit s’arrêter pour les secteurs qui peuvent travailler normalement, sans restriction”.

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