05.09.21
18:53

Pour Ecolo, le dérèglement climatique est devenu "un sujet de sécurité nationale"

Ecolo retrouvait ce week-end le domaine de Massembre pour aborder une rentrée politique centrée sur le dérèglement climatique.

Le sujet est devenu à ses yeux "une question de sécurité nationale", après un été marqué par des inondations meurtrières et d'autres épisodes catastrophiques à travers la planète. "En Belgique aussi, le dérèglement climatique a tué, 38 fois", a souligné la co-présidente Rajae Maouane. Souhaitant "faire toute la transparence" sur ces événements, son parti réclame une commission d'enquête au niveau fédéral également, et pas seulement au Parlement de Wallonie où elle a déjà été installée.

Rajae Maouane a appelé "nos générations à un devoir d'engagement" vis-à-vis des victimes des inondations, mais aussi à l'égard des plus jeunes et des personnes précarisées, "qui sont les premières victimes du dérèglement climatique".

"Les mesures de la transition doivent être justes. Les gens de la vraie vie ne demandent pas à s'offrir une journée de tourisme spatial, mais ils ont droit à la sécurité d'existence. Le combat contre le dérèglement climatique est surtout un combat de justice sociale", a affirmé la Bruxelloise, devant plusieurs dizaines de militants.

Cette précarité, elle se manifeste par exemple chez "celles et ceux qui sont contraints à une malbouffe qui détériore leur santé, celles et ceux qui sont contraints d'habiter des fonds de vallée, souvent sans être assurés, et qui ont subi de plein fouet les inondations".

Celle qui refuse le fatalisme et l'alarmisme face au dérèglement climatique, Rajae Maouane relève que le dernier rapport du GIEC (groupe d'experts de l'Onu sur le climat) "n'est pas entièrement sombre". "Il montre qu'il y a un chemin, de l'espoir pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C comme le prévoit l'accord de Paris, si l'on agit vite et fort".

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