09.08.21
14:49

"L'inaction est criminelle", la ministre du Climat Zakia Khattabi réagit au rapport du GIEC

Le nouveau rapport du GIEC publié ce lundi 9 août intervient dans un contexte de crise climatique sans précédent avec des évènements météorologiques extrêmes (intempéries, sécheresses...) de la Belgique à la Californie, en passant par l’Italie, la Grèce et la Turquie.

Pour Zakia Khattabi (Ecolo), ce rapport doit donner le ton lors des discussions à venir autour du paquet européen « Fit For 55 », mais aussi lors de la 26ème conférence internationale sur le climat qui se tiendra début novembre à Glasgow. "Nous entendons depuis longtemps que la lutte contre le changement climatique est trop coûteuse. Nous savons désormais que non seulement l’inaction est coûteuse sur le plan économique, elle l’est aussi en termes de vies humaines. Ce qui me fait dire que l’inaction est criminelle." fustige la ministre verte. 

 "Les scientifiques ont fait leur travail en tirant la sonnette d’alarme à maintes reprises. J’attends avec intérêt les deux prochains rapports du GIEC sur l’atténuation et l’adaptation prévus pour 2022, mais avec la littérature scientifique dont nous disposons déjà donne matière pour agir."

 poursuit Zakia Khattabi. 

 "Il est encore possible de changer le cours des choses si la volonté politique est là ! La solution réside dans la coopération du niveau local au niveau international : en activant tous les leviers d'une économie à faible émission de carbone, en repensant nos modèles de production et de consommation... Ce n’est que de cette manière que nous retrouverons une qualité de vie".

 

Le gouvernement fédéral s'est engagé à faire sa part. Concrètement, à partir de septembre, le gouvernement fédéral disposera de feuilles de route pour chaque compétence (fiscalité, mobilité, énergie...) qui tracent le chemin vers les objectifs climatiques de 2030 et 2050. "Nous n'avons vraiment plus de temps à perdre", conclut-elle.

 

Le temps presse pour Ecolo

Pour Ecolo, il n’y a plus de temps à perdre.

"Limiter le réchauffement à 1,5°C est encore possible, mais les chances d’y parvenir diminuent chaque jour. Il faut accélérer la transition écologique, concrétiser les nouvelles ambitions climatiques de notre pays et de l’Europe grâce à des mesures fortes et justes dans l’ensemble des domaines",

estiment les coprésidents d’Ecolo.

L’accélération de la transition vers un modèle décarboné, qui passe par la sortie des énergies fossiles, est désormais indispensable pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

Dans la foulée de l’arrivée au pouvoir des écologistes, les gouvernements wallons et bruxellois, ainsi que le gouvernement fédéral, se sont donné de nouvelles ambitions climatiques.

Il faut accélérer aujourd’hui le déploiement des politiques qui permettront d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55 % à l’horizon 2030 et la neutralité climatique pour 2050. 

 

Un rapport "grave"

Pour le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, le rapport du GIEC est le plus grave depuis son existence.
À ses yeux, il est urgent d'agir, pour éviter la multiplication des événements extrêmes vécus, notamment, chez nous.

"C'est certainement l'avertissement le plus sévère, le plus grave depuis l'existence du GIEC".  Jean-Pascal van Yperseele, climatologue et ancien vice-président du GIEC, n'y est pas allé par quatre chemins pour définir le contenu du rapport du Groupe de travail I du GIEC, intitulé "Changement climatique 2021 : les bases scientifiques", sorti ce lundi.

 

LN24

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