07.08.21
13:35

L'Iran rejette des accusations "sans fondement" du G7 sur la responsabilité de l'attaque d'un pétrolier

Le 29 juillet, le MT Mercer Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d'une attaque au large d'Oman, qui a conduit à la mort d'un garde de sécurité britannique et d'un membre d'équipage roumain. 

L'Iran a fermement condamné samedi une "déclaration sans fondement" des ministres des Affaires étrangères du G7 qui ont accusé Téhéran d'être responsable de l'attaque meurtrière d'un pétrolier au large des côtes d'Oman fin juillet.

"Nous condamnons fermement les accusations sans fondement des ministres des Affaires étrangères du G7 et du haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères dans laquelle ils ont porté des accusations sans fondement contre la République islamique d'Iran", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, dans un communiqué.

"Tous les éléments de preuve disponibles désignent clairement l'Iran", ont affirmé les grandes puissances du G7 dans une déclaration commune, en dénonçant une "attaque délibérée et ciblée" sans "aucune justification".

Le 29 juillet, le MT Mercer Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d'une attaque au large d'Oman, qui a conduit à la mort d'un garde de sécurité britannique et d'un membre d'équipage roumain. 

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël avaient très rapidement pointé du doigt l'Iran, qui a démenti toute implication, sur fond de tensions récurrentes, d'attaques et de sabotages en série dans les eaux de la région.

Vendredi, à l'appui de ces accusations, le commandement militaire central (Centcom) de l'armée américaine a publié les résultats de son enquête.

Selon son communiqué, deux drones piégés ont d'abord manqué leur cible, avant qu'un troisième, "chargé d'explosif à usage militaire", ne vienne s'abattre sur le MT Mercer Street.

Les experts américains "ont pu récupérer plusieurs morceaux de ce troisième drone" et "ont conclu, sur la base de preuves", qu'il "avait été fabriqué en Iran", a-t-il ajouté, en publiant plusieurs photos.

Aux yeux du général de brigade iranien Abolfazl Shekarchi, cité par l'agence de presse officielle Irna, "les Américains disent qu'ils ont trouvé des parties des drones iraniens dans l'eau, et c'est leur preuve. Mais quel laboratoire a déterminé que (les drones) appartiennent à l'Iran?", a-t-il interrogé. 

"C'est la méthode des Américains, de tisser des histoires et de les utiliser pour accuser l'Iran (...) c'est la méthode qu'ils ont choisie pour faire pression sur l'Iran", a-t-il ajouté.

Partager cet article

En lien avec l'article