27.07.21
10:13

66 % des automobilistes belges ne veulent pas d'un péage urbain, selon Touring

Selon une enquête réalisée par l’organisation de mobilité Touring, "les Belges ne veulent pas d’un péage urbain mais 57 % acceptent une forme intelligente de taxe kilométrique".

Une nouvelle enquête d'opinon menée pour Touring par le bureau d’études Indiville auprès de 2.000 Belges, membres et non-membres de Touring,  révèle que près de 67 % des Belges ne veulent pas être imposés en fonction de l’utilisation qu’ils font de leur véhicule, à la place des taxes actuelles qu’ils paient pour l’achat et la possession de celui-ci. 57 % des automobilistes accepteraient cependant une forme intelligente de taxe kilométrique, pour autant que les taxes actuelles soient supprimées. 

 

Péage bruxellois?

Selon l'étude de Touring, opposé au péage urbain, "et encore moins s’il n’est pas compensé pour les usagers qui viennent en ville pour travailler, se divertir et consommer", un tel système qui ne s’appliquerait que sur une agglomération urbaine bien délimitée, telle que Bruxelles, serait  inacceptable pour 66 % des automobilistes. A Bruxelles, une majorité de 57 % s’y oppose. En Wallonie, cette proportion grimpe à 72 % et en Flandre elle se situe à 65 %.

 

Comment les usagers adapteraient-ils leur comportement si les pouvoirs publics l’instauraient tout de même? Selon cette étude, 

  • 55 % se rendraient moins souvent en ville (Flandre 59 %, Wallonie 52 % et Bruxelles 34 %)
  • 33 % choisiraient un mode de déplacement alternatif
  • 25 % paieraient, faute de solutions alternatives
  • 15 % chercheraient un travail en dehors de la ville
  • Seuls 3 % envisageraient de s’installer en ville

Les usagers qui utilisent habituellement les transports publics ou le vélo pour leurs déplacements domicile-travail sont plus nombreux à déclarer qu’ils adopteraient des moyens de transport alternatifs si un péage urbain était instauré.

De nombreux Belges se méfient des pouvoirs publics en matière de fiscalité automobile, estimant que la voiture est considérée comme une vache à lait par l’État.

 

Taxe kilométrique

Lorsqu’on évoque une taxe kilométrique (intelligente) qui consiste à payer par kilomètre parcouru, en combinaison éventuelle avec le lieu (type de route) et le moment où l'on roule (pendant ou en dehors des heures de pointe), l’opinion des Belges est plus nuancée.

Une petite majorité de 57 % accepterait l'instauration d'une telle taxe. Mais on observe de grandes disparités d’avis selon les régions: 61 % en Flandre, 49 % en Wallonie et 44 % à Bruxelles.

  • Pour 51 % des Belges qui y sont favorables, cette mesure doit aller de pair avec la suppression des taxes existantes sur l’achat et la possession d’un véhicule.
  • Les usagers qui parcourent plus de kilomètres par an sont plus réticents à l’égard de cette tarification routière.
  • Par ailleurs, il est intéressant de noter qu’une majorité de 64 % des Belges estiment qu’une forme de taxe kilométrique ne résoudrait pas le problème des embouteillages.
  • Pour 66 % des Belges, l’instauration d’une telle mesure devrait en tout cas émaner du Fédéral et non de chaque région séparément.

 

Comment les automobilistes s’adapteraient-ils à l’instauration d’une taxe kilométrique (plusieurs réponses étaient possibles)?

  • 41 % paieraient, faute de solutions alternatives
  • 26 % se déplaceraient en empruntant d’autres routes (moins chères)
  • 25 % utiliseraient moins leur voiture
  • 25 % se déplaceraient à un autre moment (en dehors des heures de pointe)
  • 20 % chercheraient un moyen de transport alternatif

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