22.07
18:13

"Je me suis vu mourir, c'était atroce"

Chaque jour depuis jeudi dernier, l’ampleur des dégâts causés par les inondations continue de surprendre la Belgique entière.

On apprend aujourd’hui que le bilan s’alourdit encore: 37 morts et 6 disparus. Et puis, aussi, ce chiffre. Ils sont 10.000, rien que pour la commune de Verviers, à devoir trouver un nouveau logement.

Jean-Marie Nivarlet est un rescapé de ces inondations. Il a dû attendre pendant près de 9h pour que les secours viennent enfin le chercher. Pendant ce temps, il a pensé au pire.

"Vers 2h30, je suis tombé dans l'eau, je suis donc monté sur ma gazinière pour échapper et ne pas me noyer. L'eau était à un mètre 50, il était impossible d'ouvrir la porte ou les fenêtres" explique-t-il. "C'est un pompier qui est venu me chercher à 10h30-11h, j'étais à pieds nus et trempé. J'ai tout perdu." poursuit-il.

Pendant toutes ces heures, j'ai prié le bon Dieu. Je croyais que j'allais mourir.

Après ces longues heures d'attente, Jean-Marie voit le bout du tunnel lorsque les secours viennent jusqu'à lui. "Enfin quelqu'un qui vient me chercher !" s'exclame-t-il, encore pris par l'émotion.

Retrouvé en hypothermie, il est emmené à l'hôpital. Comme beaucoup d'autres, même s'il se retrouve sans logement, il affirme que ce n'est pas ça qui est important.

À notre micro, il raconte: "Quand vous passez à deux doigts de la mort, c'est très stressant. Heureusement, j'ai le soutien de mes proches. Sans ça, je serais en dépression."

Le plus important, c'est d'être en vie.

Aujourd'hui, chacun nettoie et sauve ce qui peut encore l'être, mais avant toute chose, l'heure est surtout à la solidarité.

Interview de thomas Destreille

 

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