10.07.21
19:57

Euro: l'UEFA, qualifiée d'instance "pathétique et lâche" par un ministre hongrois

La Hongrie a déploré samedi les sanctions annoncées la veille par l'UEFA pour le "comportement discriminatoire de ses supporters" lors de l'Euro de football, fustigeant "une instance pathétique et lâche".

La Hongrie a déploré samedi les sanctions annoncées la veille par l'UEFA pour le "comportement discriminatoire de ses supporters" lors de l'Euro de football, fustigeant "une instance pathétique et lâche".

"Il semblerait que l'UEFA emploie des informateurs" sur le modèle de ceux qui sévissaient "sous le communisme", qui "n'ont rien d'autre à faire que d'écrire des rapports sur ce qui a été dit ou pas dans le public", a écrit le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto sur sa page Facebook.

"Aucune preuve n'est nécessaire, il suffit de dénoncer", a-t-il ajouté.

Vendredi, l'instance de contrôle, d'éthique et de discipline de l'UEFA a ordonné à la Fédération hongroise de jouer à huis clos ses trois prochains matches de compétition UEFA à domicile (dont un en sursis) et lui a infligé une amende de 100.000 euros.

"Le comité qui a pris une telle décision est pathétique et lâche. Honte à lui!", a lancé le responsable hongrois.

Des cris racistes à l'encontre de joueurs noirs de l'équipe de France avaient notamment été lancés depuis la tribune où se trouvaient les ultras hongrois à Budapest, le 19 juin. 

L'organisation basée en Suisse a également enquêté sur des banderoles ou pancartes homophobes brandies par des supporters durant les autres rencontres du premier tour contre le Portugal et l'Allemagne.

En juin, l'UEFA avait essuyé une rafale de critiques pour avoir refusé à la ville de Munich d'éclairer son stade aux couleurs de l'arc-en-ciel pour le match Allemagne-Hongrie, en signe de protestation contre une loi hongroise jugée discriminatoire envers les LGBT+.

L'instance européenne du football avait invoqué une obligation de neutralité politique tout en assurant de son "engagement ferme" contre l'homophobie.

Peter Szijjarto avait alors salué une mesure de "bon sens".

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