09.07.21
13:53

La FEB plaide pour la "prudence" lors du prochain Comité de concertation

Deux fois par an, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) interroge ses fédérations sectorielles pour mesurer la température économique. Sur base de cette enquête (menée durant les mois de mai et juin), elle dresse le bilan de la situation économique belge et ses prévisions pour le semestre à venir.

Il en ressort que la plupart des secteurs sondés sont beaucoup plus positifs concernant l’activité économique, l’emploi, les investissements et les perspectives qu’en novembre dernier. Une majorité des secteurs s’attend à une activité économique égale ou supérieure à la normale dans six mois. Les investissements seraient également maintenus dans la moitié des entreprises. On peut donc s’attendre à ce que ce redressement perdure et prenne encore plus d’ampleur lors du second semestre de 2021. Ainsi, l’économie belge pourrait retrouver son niveau de fin 2019 au premier trimestre de 2022. Toutefois, l’activité économique sera alors toujours de 3 à 4% inférieure à ce qu’elle aurait été sans la pandémie de COVID.

Un certain optimisme est donc demise, "mais sans pour autant de céder à l’euphorie." Une semaine avant le Comité de concertation du vendredi 16 juillet, Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB, se dit "confiant par rapport à l'avenir. le taux de vaccination augmente de jour en jour mais soyons quand même prudents. Je préfère de la prudence aujourd'hui que des mesures plus contraignantes au mois de septembre et devoir dire aux employeurs et travailleur, désolé il faut de nouveau renforcer les mesures;"

 

La poursuite de la reprise est entourée d’un certain nombre de risques majeurs : la vaccination offrira-t-elle une protection suffisante contre les nouveaux variants ? Qu’adviendra-t-il des 125.000 chômeurs temporaires lorsque le régime de "force majeure" sera supprimé ? De nombreuses entreprises seront-elles mises en péril par leur situation financière fortement dégradée? Et la forte augmentation des prix des matières premières et des biens intermédiaires se traduira-t-elle par une hausse de l’inflation qui, via l’indexation automatique des salaires, affectera la compétitivité de nos entreprises?

 

"Malgré la nette amélioration de la situation conjoncturelle, il y a encore beaucoup de pain sur la planche en cette période post-COVID. D’importantes réformes sont à mener pour ramener notre pays sur la trajectoire de 2014-2019 en améliorant notre potentiel de croissance. L’accord social conclu entre les partenaires sociaux en juin, les décisions du gouvernement pour sauvegarder la compétitivité de nos entreprises et l’approbation du plan d’investissement belge dans le cadre de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) constituent déjà trois piliers solides pour y parvenir. Mais plus encore, il est nécessaire de transformer le fonctionnement de notre marché du travail, de réformer notre système de retraite, de mettre en place une politique de formation axée sur le travail sur mesure plutôt que sur les chiffres, etc. En bref, nous n’avons pas besoin d’une politique de relance, mais plutôt d’un plan de transformation », conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

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