30.06.21
14:10

L'UE reconduit pour six mois ses sanctions économiques contre la Russie

L'UE a reconduit pour six mois les sanctions économiques imposées depuis 2014 à la Russie pour l'annexion illégale de la Crimée et la déstabilisation de l'Ukraine et examine la possibilité de nouvelles mesures contre Moscou.

L'accord doit encore être validé par les ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion le 12 juillet, a-t-on précisé. L'unanimité est requise pour les sanctions.

L'Union européenne a mis en place trois dispositifs de sanctions après l'annexion de la Crimée: l'interdiction de tout investissement en Crimée et à Sébastopol, une liste noire des personnalités et des entreprises accusées de participer à la déstabilisation de l'Ukraine et des sanctions économiques qui touchent des banques, des entreprises de défense et des compagnies pétrolières russes. L'UE interdit également les investissements financiers en Russie.

Ces mesures visent à contraindre la Russie à renoncer à ses activités de déstabilisation en Ukraine. Mais la logique des sanctions européennes en réponse aux agressions et provocations russes s'est avérée "inefficace", a souligné le président français Emmanuel Macron la semaine dernière lors du débat consacré à la Russie pendant le sommet européen à Bruxelles.

La volonté de l'Allemagne et de la France de relancer le dialogue avec la Russie par un sommet avec le président russe Vladimir Poutine s'est toutefois heurtée à un refus de plusieurs membres de l'UE, au grand dam de la chancelière allemande Angela Merkel.

Les dirigeants de l'UE ont appelé Moscou à faire preuve "d'un engagement plus constructif" et à "cesser ses actions contre l'UE et les pays de son voisinage".

Ils se sont dits "prêts à réagir de manière ferme et coordonnée à toute nouvelle activité malveillante, illégale et perturbatrice de la Russie, en utilisant pleinement tous les instruments dont elle dispose".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a été chargé de présenter "des options pour des mesures restrictives supplémentaires, y compris des sanctions économiques".

Ce travail a commencé, selon un diplomate européen.

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