21.06.21
09:19

"Le PTB est beaucoup sur Facebook, mais dans les parlements, on ne les voit pas !"

Thomas Dermine, secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, était l'invité de Martin Buxant.

Thomas Dermine, secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, était sur notre plateau ce matin. Il est revenu sur la fin de la traque pour retrouver Jürgen Conings et sur le plan de relance.

C'est donc la fin d'une traque de 35 jours. Le corps sans vie de Jürgen Conings a été retrouvé hier par hasard près du bois de Dilsen. Thomas Dermine se dit personnellement apaisé "qu'un homme aussi dangereux ne traîne plus dans la nature". Il a aussi tenu à avoir un mot pur sa famille.

Mais surtout, le secrétaire d’État estime que cela doit nus pousser à nous poser les bonnes questions, de s'interroger "à quel point la société va mal pour qu'un virologue doive être protégé par l'Etat et que la radicalisation soit à ce point intégrée dans l'armée."

On sort d'une période particulière et il faudra qu'on puisse en tirer les bonnes leçons.

Ensuite, sur la relance, Thomas Dermine estime qu'il est urgent de valider le plan pour donner un coup de fouet à l'économie. 

Le risque de ne pas en faire assez est bien plus important que le risque d'en faire trop.

Il faut peut-être prolonger les aides, car si on "coupe les robinets" trop tôt, on risque de se retrouver avec des problèmes structurels sur lesquels on ne pourra pas revenir. "Il faut donner toutes les chances à l'économie et à chacun et chacune de traverser cette crise" explique-t-il.

Selon lui, un des enjeux dans les prochaines années sera aussi de trouver une bonne balance entre les besoins et les compétences sur le marché.

Thomas Dermine s'est ensuite exprimé sur la restitution des œuvres pillées par le Belgique au Congo. Il estime qu'il y a un raisonnement assez simple à suivre; ce qui a été acquis dans des conditions illégitimes doit être restitué.

"Pour près d'1% de nos œuvres, nous avons la preuve que les conditions d'acquisition étaient atroces, comme des viols, extrorcions, etc" explique-t-il.

In n'y a donc pas de discussion à avoir. Ce n'est pas à nous et nous devons le rendre, point à la ligne.

Il y a donc un processus engagé pou trouver un cadre juridique afin de transférer la propriété au pays d'origine. La Belgique est pionnière dans ce genre d'approche.

Pour finir, notre invité est revenu sur "les incohérences du PTB" relevées par le parti socialiste. "Comment on arrive à raffermir le lien avec le citoyen" demande-t-il. On voit que les extrêmes n'arrivent plus à mobiliser les citoyens.

L'extrême gauche et le PTB sont beaucoup sur les plateaux et sur Facebook, mais dans les parlements, on ne les voit pas.

Le secrétaire d’État explique, "il y a deux mois, nous avions une session sur la relance qui donnera le visage à la Belgique pour les 50 prochaines années et il y avait zéro parlementaires du PTB. Quand il y a des vraies discussions, ils ne sont pas là" soutient-il.

Pour conclure, il estime qu'il faut "arrêter de jouer avec les citoyens en faisant de très belles vidéos sur Facebook et en subsidiant sans cesse des multinationales, il faut agir là où on prend des décisions dans une démocratie, c'est dans les parlements, et là, on ne les voit pas."

 

Thomas Dermine, secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, était l'invité de Martin Buxant ce lundi 21/06/2021.

 

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