01.05.21
10:40

Ecolo propose une hausse de salaire dépassant le 0,4% dans les entreprises prospères

Depuis plusieurs mois, les négociations pour un nouvel accord interprofessionnel sont bloquées. Principale pierre d'achoppement : la limitation à 0,4 % pendant deux ans des augmentations de salaire, tous secteurs et toutes entreprises confondues.

Faute d’accord entre interlocuteurs sociaux, il revient maintenant au gouvernement de trancher la question salariale. 

Les travailleurs évoluant dans des entreprises qui ont connu une activité prospère durant la crise du coronavirus doivent bénéficier d’une augmentation de salaire dépassant le 0,4%, estime Rajae Maouane, co-présidente d’Ecolo.

"La position défendue par les écologistes en Gouvernement sera extrêmement claire : les travailleuses et les travailleurs qui ont fait tenir la société pendant la crise, et dont l’entreprise a prospéré durant celle-ci, doivent bénéficier d’une augmentation de salaire dépassant les 0,4 %" , explique la co-présidente d’Ecolo dans un communiqué de presse publié ce samedi.

Son collègue Jean-Marc Nollet complète : "Le gouvernement devra faire preuve de créativité tant la loi de 1996 est devenue un lourd carcan, mais c’est faisable. De même il faut aussi avancer sur la revalorisation des salaires minimum". 

Selon Ecolo, le blocage des négociations salariales montre une fois encore que la révision de la loi de 1996, adoptée en 2017 à l’initiative du gouvernement Michel, handicape gravement la concertation sociale, empêche des augmentations salariales équitables dans les secteurs en bonne santé et entrave fortement la valorisation salariale de prestations exceptionnelles accomplies dans des situations de crise. 

"Il faudra revoir cette loi pour la « réparer » et pour la compléter. Il n’est pas cohérent de se focaliser à ce point sur les coûts salariaux comme seul facteur définissant notre prospérité. Il faut également prendre en compte d’autres paramètres tels que la formation, la maîtrise de la facture énergétique, l’innovation, l’investissement, la recherche, etc ", annoncent les Coprésidents d’Ecolo pour qui, sous bien des aspects, "cette loi est devenue obsolète".

 

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