18.03.21
10:58

Lagarde appelle les Vingt-Sept à mettre en oeuvre "sans délai" le plan de relance européen

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a de nouveau appelé jeudi à la mise en oeuvre "sans délai" du plan de relance européen, au moment où les Etats membres tardent à le ratifier.

Le plan de relance européen dénommé Next Generation EU "doit devenir opérationnel sans délai", a déclaré la banquière centrale lors d'une audition virtuelle devant le Parlement européen.

La Française avait adressé le même message politique en novembre, au moment où la Pologne et la Hongrie menaçaient de mettre leur véto sur ce plan de soutien post-Covid fort de 750 milliards d'euros. 

Il faut que les Etats membres oeuvrent à une "ratification rapide" du dispositif relatif aux "ressources propres", une procédure impliquant, selon les pays, les parlements nationaux ou régionaux, a ajouté jeudi Mme Lagarde. Chaque Etat est aussi tenu de soumettre d'ici fin avril son plan de relance à la Commission européenne.

"Plus tôt les fonds seront disponibles, mieux ce sera", avait également observé mercredi Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, dans une interview aux Echos, preuve de l'importance pour les gardiens de l'euro de conjuguer soutiens monétaire et budgétaire.

D'autant que les Etats-Unis viennent pour leur part d'approuver un plan de soutien de 1.900 milliards de dollars. Ce dernier ne devrait avoir qu'un effet "modeste" sur l'activité en Europe, a estimé Mme Lagarde.

Pour la zone euro, la présidente de la BCE a réaffirmé jeudi tabler sur un "rebond ferme de l'activité économique au second semestre 2021" grâce aux campagnes de vaccination et à l'assouplissement progressif des mesures de confinement.

Le plan de relance européen, adopté par les Vingt-Sept lors d'un sommet en décembre, prévoit notamment une mutualisation des dettes des pays membres de l'UE.

Cet aspect inquiète particulièrement les magistrats financiers allemands : dans un rapport présenté la semaine dernière, la Cour des comptes a pointé "un risque considérable" et dit craindre que l'impact financier du plan se fasse "sentir jusqu'à la prochaine génération".

 

AFP

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