05.02.21
09:36

Le retour des polémiques (qui n’étaient pas parties)

Alors qu’on devrait se serrer les coudes, les tensions entre formations politiques atteignent des sommets… Le fait du jour de Martin Buxant dans La Matinale.

Alors qu’un Comité de concertation doit se tenir cet après-midi, et que l'on va entre autres, enfin, donner une perspective pour les métiers de contact, les partis de la majorité sont à couteaux tirés et passent leur temps à se critiquer les uns les autres. Et c’est très mauvais pour la stabilité de la coalition. Ils n’ont même plus besoin de l’opposition pour se faire mal.

Le socialiste flamand Conner Rousseau demande carrément au président des libéraux francophones s’il veut quitter le gouvernement. Le president du sp.a dit être fatigué des sorties incessantes de Georges-Louis Bouchez qui critique sans cesse les mesures prises par la coalition. Hier soir, à la tele publique flamande, il a dit ceci : "Je suis frappé par le fait que quelqu'un de si jeune puisse faire de la politique d'une manière tellement dépassée. Torpiller ses partenaires de majorité, torpiller les virologues, torpiller tout le monde. Il devrait peut-être se poser la question. Je trouve que ce gouvernement fait du bon travail. Si à chaque fois, il a des critiques à formuler, il doit se demander si il veut encore en faire partie."

Rousseau n’apprécie pas que Bouchez s’en prenne systématiquement à Vandenbroucke, lui aussi socialiste flamand. Cela dit, on imagine mal que le président des libéraux puisse retirer ses 14 députés MR du gouvernement parce que Conner Rousseau le lui demande. Beaucoup de bruit pour rien donc.

Mais ça chauffe aussi du côté des écologistes. Ca chauffe même tellement qu’on évoque la démission du vice-Premier Georges Gilkinet. En cause : un conflit avec la patronne de la SNCB Sophie Dutordoir au sujet de la fermeture de guichets dans des gares. Gilkinet a fait semblant qu’il n’était pas au courant des ces 44 fermetures et est allé même plus loin en exigeant que la SNCB ne les ferme pas, quand l’inormation est devenue publique. Problème: non seulement il était parfaitement informé de la mesure, mieux même : il ne s’y est pas opposé. C’est ce qu’a révélé la patronne de la SNCB. Du coup, PS et MR, les partenaires d’Ecolo dans le gouvernement, ont explosé Ecolo et Georges Gilkinet hier jeudi au parlement. Ça fait mal, ces petits meurtres entre amis …

 

 

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