04.12
09:30

Au Brésil, Bolsonaro appelle à économiser l'électricité

Le président Jair Bolsonaro a demandé aux Brésiliens d'économiser l'électricité pour éviter une crise d'approvisionnement en raison du niveau historiquement bas des barrages.

"Eteignez une lumière chez vous maintenant. Si cela est possible, mettez en route l'air conditionné plus tard, arrêtez-le plus tôt. Ne le mettez pas au maximum. C'est agréable de dormir à 12°C, 15°C. Il y en a qui aiment. Passez à 18°C. Aidez-nous", a déclaré jeudi soir le président d'extrême droite dans son intervention hebdomadaire diffusée sur les réseaux sociaux.

Le ministre des Mines et de l'Energie, Bento Albuquerque, a dit au président, au côté duquel il se trouvait, que les réserves des barrages hydroélectriques, principale source d'énergie au Brésil, connaissaient des niveaux historiquement bas ce qui conduit à devoir utiliser l'énergie thermoélectrique dont le coût est supérieur.

"Depuis 2000, nous n'avons pas connu d'aussi grande sécheresse pour nos réserves dans le Sud et depuis 2015 dans le Centre-Ouest et le Sud-Est du pays", a dit M. Albuquerque. "Cela nous oblige à adopter des mesures comme le recours aux (centrales) thermoélectriques".

"Si nous ne faisons rien, nous pouvons avoir des coupures de courant. La période des pluies, qui devait commencer en octobre, n'est pas encore là", avait répondu Jair Bolsonaro mardi sur Facebook à un internaute qui commentait la hausse des factures d'électricité attendue pour décembre.

Le président brésilien a défendu mercredi cette hausse en disant que si rien n'était fait "dans un mois, s'il ne pleut pas, nous pourrions aller vers un rationnement et avoir des coupures".

Jeudi, il a affirmé que la croissance de l'économie brésilienne expliquerait entre autres l'augmentation de la consommation d'électricité.

Le Brésil a annoncé jeudi que son Produit intérieur brut avait fortement rebondi au troisième trimestre (+7,7%), le sortant de la récession où l'a plongé la crise du coronavirus mais seulement temporairement.

Ce rebond est en effet dû notamment aux aides gouvernementales aux entreprises mais au prix d'un déficit public et d'un endettement de plus en plus critiques.

Le gouvernement de Jair Bolsonaro prévoit un recul du PIB de 4,5% en 2020 pour la première économie d'Amérique latine, avec une croissance de 3,2% en 2021. Le Fonds Monétaire International (FMI) est plus pessimiste : il prévoit une chute de 5,8% cette année et une croissance de 2,8% en 2021.

AFP

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