12.11.20
06:37

Biden accélère la transition en nommant son futur chef de cabinet

Joe Biden presse le pas dans la transition alors que Donald Trump ne concède toujours pas sa défaite: le président américain élu a choisi dans la nuit de mercredi à jeudi un démocrate chevronné pour être son chef de cabinet à la Maison Blanche.

M. Biden, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, procède ainsi à sa toute première nomination, annoncée dans un communiqué par l'équipe de la transition présidentielle Biden-Harris.

"L'expérience longue et diversifiée de Ron Klain et sa capacité à travailler avec des gens de tous les horizons politiques sont précisément ce dont j'ai besoin pour un chef de cabinet de la Maison Blanche alors que nous sommes confrontés à ce moment de crise et rassemblons à nouveau notre pays", a déclaré le président élu.

"Ron a été d'une valeur inestimable pour moi au cours des nombreuses années où nous avons travaillé ensemble", a ajouté M. Biden à propos de celui qui fut son premier chef de cabinet lorsqu'il était vice-président, à partir de 2009.

M. Klain, 59 ans, a également travaillé avec M. Biden lorsqu'il était président du Comité judiciaire du Sénat. Il a ensuite été le chef de cabinet du vice-président Al Gore. Sous la présidence de Barack Obama, Ron Klain a coordonné la réponse de la Maison Blanche à la crise Ebola en 2014.

M. Klain a assuré que c'était "l'honneur d'une vie" d'être nommé à ce poste. "J'ai hâte de les aider, lui et la vice-présidente élue, à rassembler une équipe talentueuse et diversifiée pour travailler à la Maison Blanche, pour nous atteler à leur ambitieux programme de changement, et chercher à combler les divisions dans notre pays", a-t-il ajouté.

Le choix de Ron Klain a suscité les éloges des démocrates, comme la sénatrice Elizabeth Warren, qui a qualifié la désignation de Ron Klain de "super choix" parce qu'il "comprend l'ampleur de la crise sanitaire et économique et il a l'expérience pour diriger cette prochaine administration".

11-Novembre sans unité 

Depuis que sa victoire aux élections du 3 novembre a été annoncée samedi dernier par les principaux médias américains, Joe Biden s'est adressé à la nation, a mis en place un groupe de travail sur le coronavirus, s'est entretenu avec des dirigeants mondiaux, y compris des alliés de Donald Trump, et a commencé à passer en revue les membres potentiels de son cabinet.

Mercredi, il a reçu par téléphone les félicitations des Premiers ministres australien Scott Morrison et japonais Yoshihide Suga, ainsi que du président sud-coréen Moon Jae-in, après celles d'autres alliés traditionnels des Etats-Unis les jours précédents.

Le président Trump, qui abhorre les "perdants", a jusqu'à présent refusé de concéder sa défaite et mène une lutte judiciaire dans l'espoir de renverser le résultat de l'élection. "Une source d'embarras", a commenté Joe Biden mardi.

En adoptant cette même ligne de déni, un responsable clé de l'administration Trump a empêché qu'elle fournisse financement et coopération à l'équipe de transition.

L'identité du futur chef de cabinet de la Maison Blanche a été annoncée au terme d'une journée marquée par des commémorations du 11-Novembre en ordre séparé, à rebours de ce traditionnel moment d'unité.

M. Trump s'est rendu au cimetière national d'Arlington, près de Washington, où il a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, tandis que M. Biden assistait à une cérémonie au mémorial de la guerre de Corée, à Philadelphie (nord-est).

Comme tous les jours depuis l'élection, Donald Trump avait entamé sa journée sur son canal de communication favori, Twitter, pour continuer à relayer sans aucun élément concret à l'appui ses accusations de fraude électorale.

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