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Ursula von der Leyen appelle les 27 à faire preuve de courage

La présidente de la Commission européenne demande aux Etats membres de renoncer à leur droit de blocage pour pouvoir sanctionner les violations des droits humains.

La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der leyen, a demandé mercredi aux Etats membres de l'UE d'avoir "le courage" de renoncer à leur droit de blocage pour permettre de sanctionner les violations des droits humains.

"Lorsque les États membres reprochent à l’Europe d’être trop lente, je leur demande de se montrer courageux et de passer enfin au vote à la majorité qualifiée – du moins en ce qui concerne les droits de l’homme et la mise en œuvre de sanctions", a-t-elle plaidé dans son discours sur l'état de l'Union devant le Parlement à Bruxelles.

Une telle décision nécessite l'unanimité pour être approuvée. 

La demande n'est pas nouvelle. Son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, l'avait proposée durant son mandat. Les Etats membres l'ont refusée.

Les sanctions politiques et économiques sont devenues un des principaux leviers de la diplomatie européenne. Mais elles sont difficiles à faire adopter.

Les ministres des affaires étrangères de l'UE vont tenter lundi de sanctionner la répression menée par le régime du président Alexandre Loukachenko au Bélarus et d'adopter de nouvelles sanctions contre Ankara. 

"Ces sanctions devraient être adoptées avant le Conseil européen organisé les 24 et 25 septembre à Bruxelles si nous voulons conserver la crédibilité européenne", a averti le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

"Mais il n'y a pas encore un accord pour des sanctions", a-t-il souligné. Chypre bloque l'adoption des sanctions contre le régime au Bélarus pour obtenir de nouvelles sanctions contre Ankara.

Pour contourner les blocages, la Commission veut proposer un régime de sanctions spécial pour les violations des droits humains.

"Cette Assemblée a, à maintes reprises, appelé l’Europe à se doter d’un équivalent de la +loi Magnitsky+ (adoptée aux Etats-Unis en 2012 pour lutter contre l'impunité au niveau international) – et je peux annoncer que nous allons maintenant présenter une proposition. Nous devons compléter notre boîte à outils", a dit la présidente de l'exécutif bruxellois.

L'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny "va encourager les Etats membres à adopter ce nouveau régime de sanctions pour les droits de l'Homme", a estimé lundi Josep Borrell. Il a préconisé de l'appeler "loi Navalny".

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