16.09
16:14

Un nouveau pas en arrière pour le dossier IVG

Les négociateurs ont finalement décidé de renvoyer le dossier en Commission justice de la Chambre.

La question de l’IVG semble être réglée entre les 7 partenaires de la Vivaldi. Ce dossier, extrêmement crispant notamment pour le CD&V a failli créer une véritable impasse fédérale. Les négociateurs ont finalement décidé de renvoyer le dossier en Commission justice de la Chambre. C’est donc un retour en arrière pour le texte qui devait être voté en plénière.

Benoit Piedboeuf, chef de groupe MR à la chambre, confirme nos informations. « Ce sur quoi je sais qu’il y a eu un accord, c’est justement de renvoyer le débat à la commission justice pour que le débat puisse aller jusqu’au bout. Il va falloir rediscuter. Ce sera le Parlement qui va devoir travailler là-dessus. »

La révision de la loi prévoit: une dépénalisation complète de l'IVG, aussi bien pour les femmes que pour les médecins, un droit d'interruption de grossesse jusqu'à 18 semaines (au lieu de 12 actuellement ) ainsi q'un délai de réflexion qui passerait de six à deux jours.

Selon nos informations, les Chrétiens Démocrates espèrent ainsi réduire le délai de 18 semaines et obtenir seulement une dépénalisation partielle de l’avortement. Le délai de réflexion passant de six à deux jours ne devrait pas être touché par ces négociations.

Pour les partis et les députés qui ont porté le texte sur l’interruption volontaire de grossesse, cette décision est un marchandage politique, réalisé sur le dos des femmes. « C’est une mise au frigo d’un dossier mûr, abouti, avec un long travail parlementaire. C’est vraiment une main mise sur le travail du Parlement, une violation de la séparation des pouvoirs.  Le fait que certains partis qui vont probablement former le futur gouvernement puissent décider de ce que doit faire le Parlement est inacceptable. » déclare Sophie Rohonyi. 

 

 

 

 

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