24.08
05:30

PSG-Bayern: "rêve brisé" et "Paris perdu", se désole la presse française

"Inconsolable", titre L'Equipe en Une, à l'unisson de la presse française déplorant lundi le "rêve envolé" du PSG après sa défaite en finale de la Ligue des champions la veille face au Bayern Munich (1-0).

Elle relève également l'"ironie du sort" que le seul but du match ait été l'oeuvre d'un ancien "titi parisien", Kingsley Coman. Pour autant la défaite parisienne apparaît "plus qu'honorable" à une bonne partie de la presse française.

"Grosse déception pour Neymar et Paris", titre Aujourd'hui en France, qui publie une photo de Neymar, le visage fermé et les lèvres serrées devant la coupe qui lui échappe. "La fin d'un rêve", titre Le Parisien, avec la même photo.

"Le Paris SG a joué hier soir le plus grand match de son histoire (mais) les Allemands ont été les plus forts", constate Ouest-France.

"Comme Saint-Etienne en 1976, le PSG est tombé face au Bayern en finale de Ligue des champions", rappelle le Midi Libre. Le club bavarois a "maîtrisé cette finale de façon chirurgicale avec la possession du ballon et le réalisme pour remporter son sixième titre et confirmer son statut de grand favori de ce tournoi final à Lisbonne", constate le journal.

"La fête a pourtant été belle, des occasions en or de chaque côté mais à la fin (...) le rêve s'est encore envolé", se désole Le Télégramme.

Pour Vincent Duluc, éditorialiste de L'Equipe, "c'est la septième fois d'affilée qu'un club qui dispute la finale de la C1 pour la première fois finit par la perdre, ce qui suscite l'idée d'un apprentissage nécessaire, d'une accoutumance à l'altitude, et invite le PSG à revenir, le plus vite possible".

Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, "les Bavarois n'ont pas vraiment dominé les Parisiens". Il rappelle que le Bayern, déjà cinq fois vainqueur de la Ligue, a "littéralement martyrisé" le Barça en quart de finale (8-2). 

"C'est pourquoi le PSG peut sortir la tête haute de cette compétition. Le club parisien n'est pas parvenu par hasard en finale. Il ne faut pas oublier non plus que pendant des années il trébuchait en quarts de finale. Le progrès est indiscutable. (...) Malgré cette défaite, plus qu'honorable, le PSG prend maintenant toute sa place parmi les grands clubs européens", conclut-il.

Au final, "l'OM reste le seul club français à avoir remporté la plus prestigieuse des compétitions européennes", constate de son côté La Provence, qui titre malicieusement: "Toujours seul en Europe".

 

Titi parisien 

De nombreux journaux relèvent en outre "l'ironie du sort" qui a voulu que l'unique but de la rencontre soit le fait du "titi parisien, Kingsley Coman", comme le dépeint La Provence. "Formé à Paris mais parti à 18 ans pour la Juventus avant de rejoindre le Bayern, (il) a brisé les rêve de son club formateur", souligne le journal marseillais.

"Le PSG, refroidi par un but de son ancien attaquant Kingsley Coman, est tombé de haut lors de sa première finale de Ligue des champions", constate L'Ardennais. 

 

Neymar "muselé" 

Malgré un match "annoncé pour lui", Neymar, "parfaitement muselé, n'a jamais pesé cette fois", note le Midi Libre.

"Neymar a plongé: isolé par l'organisation allemande, agacé dès l'heure de jeu, il n'a pas été en mesure de sortir l'habituel lapin du chapeau. Vivre à travers un joueur d'exception, c'est aussi tomber quand il tombe", souligne également Libération.

"Neymar et Mbappé ont rarement pesé sur la finale, pour des raisons athlétiques mais pas seulement, parce que Paris a été battu par un Bayern qui avait plus de repères collectifs", confirme Vincent Duluc.

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