11.08
18:57

Les images du Père Fouettard interdites sur Facebook

A cause de son caractère discriminatoire, le réseau social Facebook a décidé d'interdire les photos et vidéos du célèbre Père Fouettard.

Facebook ainsi qu'Instagram ont opté ce mardi pour l'interdiction de la diffusion d'images du Père Fouettard sur leurs plateformes. Les photos et vidéos sans blackface sont néanmoins toujours acceptées.

C'est le caractère discriminatoire du personnage qui déplaît aux deux réseaux sociaux, selon Belga. En effet, selon Facebook, se grimer le visage en noir revient à faire perdre son caractère humain à un individu.

Le géant du net précise toutefois qu'il reste ouvert au dialogue et que des images du partenaire de Saint-Nicolas dans le cadre d'articles objectifs pourront encore être publiées sur Facebook.

Pour qu'une publication contenant un Père Fouettard soit retirée des réseaux sociaux, il faut qu'elle soit signalée par d'autres utilisateurs pour ensuite être retirée manuellement.

Alors que le grand Saint-Nicolas a une image positive puisque selon la tradition, il apporte des cadeaux aux enfants le 6 décembre, le Père Fouettard, accompagné de son fouet, terrifie les jeunes qui n'auraient pas été sages durant l'année. Ce personnage est né en Alsace au 16e siècle.

 

Facebook accentue ses efforts contre les incitations à la haine

Facebook a assuré mardi avoir progressé dans la détection des contenus incitant à la haine, alors que le géant des réseaux sociaux est toujours sous le coup d'un boycott publicitaire pour son laxisme perçu dans la gestion de ce type de publications.

Malgré la pandémie de Covid-19, qui a désorganisé et réduit les capacités de ses équipes de modération de contenus, la plateforme estime que son taux de détection proactive des contenus haineux est passé de 89% à 95%.

Sur Instagram, ce taux a grimpé de 45% à 84%.

"Nous avons fait des progrès pour combattre la haine sur nos applications, mais nous savons que nous devons en faire plus pour nous assurer que tout le monde se sente à l'aise sur nos plateformes",

note Guy Rosen, un des vice-présidents du groupe californien, en charge de l'intégrité.

Il rappelle que le groupe a mis en place des équipes spécialement chargées de sujets comme la diversité, l'équité et l'inclusion.

 

George Floyd, un décès qui a fait changer les choses

Après la mort de George Floyd fin mai, un Afro-Américain tué par un policier blanc, de nombreux mouvements et associations de la société civile se sont mobilisés pour combattre les discriminations et le racisme dans toutes les institutions aux Etats-Unis, y compris sur Facebook, le réseau social dominant.

Des organisations de défense des droits civiques ont ainsi lancé en juin un boycott baptisé #StopHateForProfit ("Non à la haine pour les profits"), qui a été rejoint par plus de 1.000 entreprises, dont Adidas, Levi's, Coca-Cola, Starbucks, etc.

Facebook a réagi en martelant qu'il ne tirait aucun bénéfice des incitations à la haine, au contraire, et en faisant plusieurs annonces sur le démantèlement de réseaux suprémacistes blancs ou conspirationnistes.

Guy Rosen a indiqué mardi que les règlements ont été mis à jour avec l'ajout de types de contenus spécifiques, comme "les stéréotypes sur les Juifs qui contrôlent le monde".

Début juillet, une réunion entre les organisateurs du boycott et les dirigeants de Facebook s'est soldée par la déception des associations.

"J'espérais voir de l'humilité et une réflexion profonde sur l'influence disproportionnée de Facebook sur l'opinion publique, les croyances et les comportements, ainsi que sur les nombreux torts qu'il a causés dans la vraie vie. Au lieu de quoi nous avons eu droit à plus de dialogue et pas d'action",

avait déclaré Jessica Gonzalez, co-présidente de l'association Free Press.

 

LN24 avec AFP

Partager cet article

Contenu sponsorisé

En lien avec l'article