01.07
17:32

Transition énergétique: un accord trouvé sur le Mécanisme de Rémunération de Capacité

Ce mécanisme doit permettre à la Belgique de sortir de l'énergie nucléaire en 2025.

Un accord a été trouvé ce mercredi à la Chambre sur le mécanisme de rémunération de la capacité (CRM). Ce mécanisme assure la sécurité des investissements sur le marché belge de l'énergie, de sorte qu'il n'y ait pas de menace de pénurie d'électricité.

Le texte, signé par sept formations politiques (MR, Open Vld, PS, sp.a,CD&V et Ecolo-Groen) précise que le CRM sera financé sur base d'une obligation de service public imputée sur les tarifs d'Elia, la société gestionnaire du réseau de transport de l'électricité.

Le député fédéral Albert Vicaire (Ecolo) réagit avec grande satisfaction à l'accord conclu : « Cela fait des années que le gouvernement aurait dû résoudre ce problème. Le Parlement a dû reprendre le dossier en main, et l’accord auquel nous avons abouti nous permet d’enfin avancer. La voie vers la sortie du nucléaire est aujourd'hui tracée ! Sur cette base, nous pourrons booster les investissements dans les énergies renouvelables du futur. Et ce, sans impact sur la facture des familles et PMEs. », explique-t-il.

Ce mécanisme de financement sera nécessaire pour garantir la sécurité de l'approvisionnement, car tant l'énergie nucléaire que l'énergie solaire et éolienne manquent encore de flexibilité. Le texte final adopté par la Commission Energie-Climat de la Chambre met l'accent sur la restriction du volume à financer.

La priorité devra être accordée, entre autres, à la gestion de la demande, à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables.
Cela permettra d'éviter autant que possible la construction de nouvelles grandes centrales électriques au gaz, ainsi, la capacité électrique à soutenir et les coûts d’investissements seront maintenus à un strict minimum.

L'un des autres éléments phares de l'accord conclu est que le coût de l'investissement ne doit pas être répercuté sur la facture énergétique : « La facture d'électricité est devenue une deuxième feuille d'impôt ces dernières années. Il était hors de question pour nous que cela soit à nouveau le cas. Tout au contraire, celle-ci doit diminuer via une maîtrise des prix mais également une diminution des consommations finales des citoyens et des entreprises », conclut Albert Vicaire.

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