07.06
12:58

"C'était peut-être l'année de ma vie"

LN24 lance sa première série de podcasts natifs : "C'était mieux demain". Des regards différents et des personnalités reconnues dans leur domaine respectif nous parlent confinement, déconfinement et "monde de demain".

"Cette année-ci est gelée. Quoiqu'on fasse cette année-ci, ça ne comptera pas," nous rappelle Julien Watrin, l'un des Belgian Tornados dont on ne compte plus les exploits en championnats d'Europe, du monde et aux JO. Le monde du sport s'est lui ausssi retrouvé à l'arrêt avec la crise sanitaire du coronavirus et ce n'est pas juste une "pause" avant de repartir, quand on est un sportif de haut niveau. "Enormément d'athlètes qui étaient prêts à concourir à ces JO ne seront pas là l'année prochaine. Parce qu'en un an, il se passe énormément de choses. Il y a certains athlètes qui ont un pic sur une carrière, où c'est vraiment cette année où tout se met ensemble, tout arrive au bon moment... et c'est quelque chose qui ne peut plus revenir après. Parce qu'on a dépassé les limites de notre corps. Peut-être que pour certains athlètes, peut-être pour moi je n'en sais rien, c'était l'année de notre vie."

 

Un podcast à écouter ci-dessous ou sur la plateforme de votre choix

"Je ne sais pas du tout comment je régairais," nous explique Julien Watrin à la question de l'absence de public éventuel en cas de compétition. Une situation atypique "même si il a déjà couru sans public. C'est clair qu'une foule, ça aide à se transcender. D'avoir tellement de bruit que ça perturbe nos sens et que ça nous ramène sur nous-mêmes. Au bout d'un moment, on ne se rend même plus compte qu'il y a  un public. Pour avoir déjà fait des compétitions avec un stade complet, on est heureux après mais on est tellement focus que ça aide peut-être à restreindre certains sens et se concentrer sur soi-même. Mais on n'est plus vraiment conscient que des gens sont en train de nous encourager."

 

Amateur de musique et de littérature, le confinement a également modifié ses envies et ses lectures : entre JO, Dostoïevski, Brian Eno et Sepultura, un épisode à ne pas manquer dans son intégralité. 

 

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