14.01.24
10:46

Equateur: libération de plus de 40 otages retenus par des mutins en prison

Plus de quarante otages retenus par des détenus dans les prisons d'Equateur ont été libérés, ramenant à 136 le nombre de personnes toujours aux mains des mutins, a annoncé samedi l'administration pénitentiaire équatorienne (SNAI).

Le SNAI n'a livré aucun détail sur les circonstances de leur libération, mais précise simplement que 133 gardiens et 3 fonctionnaires restent pris otage dans les prisons du pays, selon un communiqué publié en fin d'après-midi.

Un précédent bulletin faisait état de 175 gardiens et fonctionnaires pris en otage depuis la crise sécuritaire sans précédent qui touche ce pays ravagé par la violences des bandes criminelles liées au narcotrafic.

Ces dernières 24 heures ont été marquées par de nouvelles violences dans les prisons, qui ont fait au moins un gardien tué, et un autre blessé, toujours selon le SNAI.

Des "affrontements armés" entre forces de sécurité et prisonniers ont eu lieu notamment à l'aube dans le pénitencier de Machala (sud-ouest).

L'armée et la police ont mené des "interventions pour rétablir l'ordre et la normalité" dans les prisons de six villes, comme à Cuenca (sud), où les détenus sont montés sur les toits après que des coups de feu ont été entendus à l'intérieur de l'établissement.

Dans la nuit, au moins 5 prisonniers se sont par ailleurs évadés du complexe pénitentiaire de Guayaquil. Deux ont été repris, selon le SNAI.

L'annonce de l'évasion le 7 janvier du pénitencier de Guayaquil (sud-ouest) du redouté chef du gang des Choneros Adolfo Macias, alias "Fito", a provoqué une vague de mutineries avec prises d'otages dans au moins cinq prisons, des attaques contre les forces de l'ordre et d'autres actes visant à semer la terreur. Au moins 19 personnes ont été tuées, selon le dernier bilan officiel actualisé.

Le jeune président Daniel Noboa a décrété l'état d'urgence et ordonné à l'armée de neutraliser ces bandes criminelles, désormais considérées comme "terroristes".

Plus de 22.400 militaires ont été déployés, avec des patrouilles terrestres, aériennes et maritimes, des perquisitions et des opérations à tout va ont été menées dans les prisons, tandis qu'un couvre-feu a été imposé.

Après un vent de panique dans tout le pays provoqué par l'attaque en direct mardi des studios d'une TV publique à Guayaquil, la situation est revenue à une relative normalité.

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