12.01.24
16:55

Ardennes: Nordahl Lelandais condamné à un an de prison pour agression sexuelle sur mineure

Nordahl Lelandais a été condamné vendredi à un an d'emprisonnement pour l'agression sexuelle en 2017 d'une petite-cousine alors âgée de 14 ans, quelques mois avant le meurtre de la petite Maëlys, qui lui vaut déjà une peine de prison à perpétuité.

Cette peine est inférieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé lors du procès en novembre deux ans de prison contre l'ancien maître-chien de 40 ans, jugé pour "agression sexuelle imposée à une mineure de moins de 15 ans" et "menace ou acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte".

Nordahl Lelandais a écouté la décision du tribunal par visioconférence depuis sa prison d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin. Porteur d'une casquette et dissimulant son visage, il s'est rapidement levé à l'issue du délibéré.

"Le tribunal a estimé que la victime n'affabulait pas et qu'elle présentait un stress post-traumatique", a indiqué sa présidente, Camille Ruhlmann.

Egalement condamné à indemniser sa victime, aujourd'hui âgée de 21 ans, et sa mère, à hauteur respectivement de 2.000 et de 500 euros, il dispose de dix jours pour faire appel.

"C'est une satisfaction pour mes clientes, l'important n'était pas la lourdeur de la peine mais que la vérité soit rendue sur le plan juridique", a réagi auprès de l'AFP Arnault Monnier, l'avocat de la victime et de sa mère, "soulagées que toutes ces années de procédure n'aient pas servi à rien".

Il a cependant reconnu une "frustration": "L'indemnisation extraordinairement basse, qui n'est pas le reflet du préjudice subi".

Les faits remontent au 16 mars 2017, le jour de l'enterrement du père de l'adolescente alors âgée de 14 ans, ce qui en fait la première victime connue de Nordahl Lelandais.

Elle affirme avoir subi des attouchements, sur les fesses et la poitrine, puis avoir été menacée de mort par le prévenu si elle disait quelque chose.

 

"Froid" et "dédaigneux"

 

Lors de l'audience, qui s'était tenue à huis clos à la demande de la victime, Nordahl Lelandais avait "eu une attitude de dénégation systématique avec un caractère relativement à l'aise au début de l'audience, qui s'est tendu au fil des débats", avait relaté Me Monnier, qui avait décrit un prévenu "froid" et "dédaigneux".

Nordahl Lelandais a déjà été condamné en février 2022 par la cour d'assises de l'Isère à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 22 ans pour l'enlèvement et le meurtre de Maëlys, huit ans, lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), en août 2017.

Il avait alors été également jugé pour des agressions sexuelles sur deux petites-cousines de quatre et six ans au cours du même été.

Il a reconnu le meurtre et ces attouchements, filmés avec son téléphone alors que les fillettes dormaient. Après la projection de ces vidéos au procès d'assises, il a admis des penchants "pédophiles".

Nordahl Lelandais a aussi été condamné en mai 2021 à Chambéry à vingt ans de réclusion pour le meurtre du jeune caporal Arthur Noyer qu'il avait pris en stop à Chambéry en avril 2017.

Il n'a pas fait appel de ces condamnations.

L'avocat de la victime avait en novembre fait part "d'une certaine culpabilité" chez sa cliente. Les faits jugés étant "les premiers de 2017, elle se dit que, peut-être, si elle avait parlé avant, tout ça ne serait jamais arrivé".

"Il faudra du temps pour qu'elle se sorte, si cela est possible, de ce sentiment de culpabilité", a-t-il complété après l'annonce du délibéré.

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