09.12.23
12:07

Ryanair: le risque de grève à Noël est écarté

Les pilotes de Ryanair basés en Belgique ont massivement validé un pré-accord conclu la semaine dernière entre la direction de la compagnie à bas coûts et les syndicats, selon Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE. Ainsi, le risque de grèves pendant les vacances de Noël est écarté.

Le contentieux social chez Ryanair concerne principalement les salaires, les horaires de travail et les temps de repos. Les pilotes de l’aéroport de Charleroi ont initié plusieurs grèves ces derniers mois en réaction à la volonté de la compagnie de revoir leurs horaires. Une pause dans les actions syndicales avait été décrétée fin septembre pour favoriser des négociations plus sereines avec la direction.

En novembre, une dernière séance de médiation avait eu lieu entre la direction de Ryanair et les représentants du personnel, en présence d'un médiateur. Sans révéler les détails, la CNE avait signalé un accord maximal soumis aux pilotes.

“La médiation a été longue, compliquée et pénible, le médiateur a fait ce qu’il pouvait”, a commenté Didier Lebbe.

Les pilotes ont depuis voté, approuvant le texte. L'accord s'étend jusqu'en 2027, prévoyant des augmentations régulières du salaire fixe pour compenser les pertes subies pendant la crise du Covid. De plus, une augmentation d'environ 10% de la part variable du salaire est prévue.

À cela s'ajoute le remboursement de montants considérables, notamment liés au chômage économique lié au Covid, aux jours de maladie et aux jours de congé mal payés par Ryanair. Les pilotes recevront ces montants avant la fin de l'année, constituant ainsi un "joli cadeau de Noël", selon Didier Lebbe.

Au total, les pilotes ont fait grève huit jours depuis l'été dernier, tandis que le personnel de cabine avait fait de même pendant 11 jours l'année précédente, conduisant également à un accord jusqu'en 2025.

Didier Lebbe déplore le recours à la grève comme seul moyen de pression avec des entreprises telles que Ryanair. Cependant, il souligne positivement la nomination d'un médiateur belge dans ce dossier, contribuant à faire progresser les positions de chacun.

 

 

 

 

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