27.11.23
19:56

Alertes à la bombe: les milliers d'élèves privés d'école peuvent retourner en cours ce mardi

Une trentaine d'établissements scolaires sont restés fermés lundi en Belgique francophone, par mesure de précaution, après des alertes à la bombe qui ont obligé la police à ratisser les lieux.

Environ 10.000 élèves ont été concernés par ces fermetures, à Bruxelles et dans la province du Brabant wallon, au sud de la capitale, selon une estimation du réseau d'écoles publiques Wallonie-Bruxelles Enseignement.

"Tous les sites ont été vérifiés par les autorités. Nous sommes à présent en mesure d’annoncer la réouverture de tous nos établissements dès ce mardi 28 novembre", a dit le réseau en fin de journée.

Selon Julien Nicaise, son administrateur général, plusieurs chefs d'établissement ont déclaré dimanche soir avoir reçu un mail de menaces, évoquant de possibles explosions dans leurs écoles, faute d'avoir payé une rançon.

Les messages ne contenaient toutefois aucune revendication.

Une enquête sous l'autorité du parquet de Bruxelles a été confiée à la police judiciaire fédérale de la capitale.

Le parquet a souligné qu’il prenait ces faits très au sérieux et que "les fausses menaces d’attentat" étaient "punissables, en vertu du Code pénal, de peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement".

Le service public de l'enseignement francophone a expliqué la journée de fermeture par un "strict respect du principe de précaution".

La plupart des parents ont été prévenus par les établissements qu'ils devaient garder leurs enfants chez eux lundi.

Début novembre, au retour des vacances de la Toussaint, deux écoles avaient déjà été évacuées à Charleroi et Dinant, en Wallonie, à la suite d'alertes à la bombe reçues par mail. Aucun engin explosif n'avait été découvert.

Le réseau WBE a déploré lundi "la multiplication de ce type d’alertes ces dernières semaines et les difficultés qu’elles entraînent".

En France, près de 800 fausses alertes à la bombe ont été recensées dans des établissements scolaires entre la rentrée de septembre et la mi-novembre, selon la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse.

Elles se sont multipliées depuis l'attaque jihadiste qui a coûté la vie à un enseignant le 13 octobre à Arras (nord de la France), à la fois dans les écoles, les aéroports ou les grands monuments accueillant des touristes.

Partager cet article