24.11.23
13:33

Liban: calme à la frontière avec Israël depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza

Le calme règne dans la zone frontalière du sud du Liban vendredi, depuis l'entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, permettant un timide retour des déplacés, selon un photographe de l'AFP.

"Un calme précaire règne à la frontière sud, avec le début de l'entrée en vigueur de la trêve humanitaire à Gaza à 07H00 (05H00 GMT)", a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

"La situation est (...) calme, sans échanges de tirs", a confirmé à l'AFP Andrea Tenenti, porte-parole de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du pays.

Un habitant de la région frontalière d'Alma al-Chaab a affirmé à l'AFP qu'il n'entendait pas de bombardement ni "les avions israéliens ou les avions de reconnaissance" qui survolaient jusque-là constamment le sud du Liban.

Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé à l'AFP qu'aucun tir ou incident n'avait eu lieu depuis l'entrée en vigueur de la trêve à 05H00 GMT.

Ce calme intervient au lendemain d'une journée au cours de laquelle le puissant Hezbollah pro-iranien a intensifié ses attaques contre l'armée israélienne, qui de son côté avait pilonné les zones frontalières du sud du Liban.

La formation chiite avait revendiqué jeudi 22 attaques contre des positions israéliennes depuis le sud du Liban sud, après la mort de sept de ses combattants incluant des membres de son unité d'élite, tués dans des frappes israéliennes.

Le Hezbollah affirme mener ses attaques "pour soutenir" le Hamas palestinien, son allié, et n'a pas publié de communiqué indiquant s'il allait se conformer à la trêve.

Au Liban, les affrontements transfrontaliers ont fait 109 morts, selon un décompte de l'AFP. Au moins 77 sont des combattants du Hezbollah, auxquels s'ajoutent au moins 14 civils incluant trois journalistes.

Parmi les tués figurent le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah et un responsable de la branche militaire du Hamas au Liban.

Ces violences ont également entraîné le déplacement forcé de plus de 55.000 personnes au Liban, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dans le village frontalier de Kfar Kila, Hussein Fawaz, 59 ans, qui a profité de la trêve pour rentrer chez lui, a retrouvé sa maison dévastée par les bombardements.

"On est partis quand ils ont commencé à cibler les maisons", a-t-il dit à l'AFP devant son domicile dont l'intérieur était en grande partie calciné.

"J'espère que tout ça se terminera avec la trêve", a ajouté le quinquagénaire.

L'armée libanaise a appelé les personnes rentrant dans leurs foyers à faire preuve d'"extrême prudence", mettant en garde contre la présence de "munitions au phosphore et de munitions n'ayant pas explosé", résultant "des bombardements ennemis".

 

AFP

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