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25.10.23
15:25

Attentat de Bruxelles: arrestation en Belgique en lien avec l'arme utilisée

Une personne soupçonnée d'avoir un lien avec l'arme utilisée par l'auteur de l'attentat perpétré le 16 octobre à Bruxelles a été arrêtée mercredi, a annoncé le parquet fédéral belge.

Elle sera "auditionnée par les enquêteurs dans le courant de la journée quant à son éventuelle implication avec l'arme utilisée" par Abdesalem Lassoued, a précisé le parquet.

L'attaque à Bruxelles a coûté la vie à deux Suédois - un septuagénaire et un sexagénaire - venus soutenir leur équipe nationale de football en Belgique. 

"On essaie de savoir qui a mis à disposition cette arme de guerre, qui l'a vendue ou l'a donnée" à l'assaillant, a déclaré le nouveau ministre de la Justice Paul Van Tigchelt, lors d'une audition devant une commission parlementaire spéciale.

Aucun précision n'a été donnée sur l'identité du suspect interpellé. 

L'assaillant, Abdesalem Lassoued, un Tunisien radicalisé de 45 ans en séjour irrégulier en Belgique, a été abattu le 17 octobre par la police belge, et "une arme de guerre de type AR-15" avait été retrouvée à ses côtés, avait alors précisé le parquet fédéral.

L'attentat a relancé le débat sur les moyens de la justice belge et le manque de suivi des profils radicalisés. 

Après trois vaines tentatives depuis 2011 en Norvège, Suède et Italie, Abdesalem Lassoued avait été débouté d'une demande d'asile en Belgique. Il était visé depuis 2021 par un ordre d'expulsion qui n'a jamais été exécuté.

Après l'attentat, le gouvernement belge a critiqué le manque de coopération de certains pays d'origine pour reprendre leurs ressortissants déboutés de l'asile, citant la Tunisie.

Une défense mise à mal par la révélation que Tunis réclamait l'extradition de son ressortissant depuis plus d'un an mais que la demande avait été ignorée par le parquet de Bruxelles. Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a démissionné dans la foulée.

Lassoued est resté hors des radars des services de sécurité et de renseignement belges malgré plusieurs alertes depuis sept ans.

En 2016, après la vague d'attentats jihadistes ayant notamment frappé Paris et Bruxelles, la police italienne avait fait part à la Belgique de ses suspicions sur une radicalisation du Tunisien.

Ce dernier avait séjourné en Italie et disposait à ce moment là aussi d'un numéro de téléphone belge, selon des éléments communiqués mercredi aux députés par la ministre belge de l'Intérieur Annelies Verlinden.

La police belge n'a pas cherché à le localiser. "Il s'agissait d'informations non confirmées provenant d'une seule source", a souligné Mme Verlinden, à propos du renseignement italien.

En France, deux Tunisiens domiciliés en région parisienne ont été mis en examen lundi soir par un juge français dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Bruxelles, les investigations devant encore préciser leurs liens avec l'assaillant.

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