21.01.23
10:09

A Bruxelles, la police incroyablement inquiète de la consommation croissante de crack

La police bruxelloise est "incroyablement inquiète" de l'augmentation croissante de la consommation de crack dans la capitale, rapportent samedi De Standaard et Het Nieuwblad.

La succès de cette forme dérivée de cocaïne vient de Paris, explique le commissaire principal pour la zone de police Bruxelles-Midi, Koen De Brandt. "C'est une des drogues les moins onéreuses et les plus dangereuses sur le marché".

Transit, un centre d'accueil non médicalisé pour personnes majeures dépendantes aux drogues, estime que pas moins de trois quarts des consommateurs de drogues à Bruxelles consomment du crack. "C'est devenu la drogue la plus populaire dans nos rues" déclare l'ASBL.

L'augmentation fulgurante de la consommation n'a pas échappé aux habitants de la capitale: entre janvier et octobre 2022, la société de transport Stib a été alertée par 1.200 signalements de consommation de drogues dans l'espace public, soit 70% de plus par rapport à l'année précédente.

Les effets du crack sont immédiats et plus intenses comparés à ceux de la cocaïne, ce qui rend aussi la substance plus addictive. Il est par ailleurs très répandu au sein de la population sans-abri.

Que le gouvernement fédéral annonce que les consommateurs de drogues dures vont écoper d'amendes de 1.000 euros, ne changera pas grand-chose, d'après le directeur de l'ASBL Transit. Les consommateurs de crack sont si fragiles et dans des situations si précaires qu'ils ne pourront pas s'acquitter de telles sommes, assure-t-il.

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