24.11.22
22:09

La Wallonie met un terme définitif aux usines à chiots

Ce jeudi 24 novembre, le Gouvernement Wallon a adopté en troisième et dernière lecture un projet d’arrêté visant à améliorer les conditions de détention et de commercialisation des établissements pour animaux. Les associations de défense des animaux GAIA et l’UWPA saluent ces nouvelles mesures qui constituent une avancée importante en matière de Bien-être animal.

Cette nouvelle réforme impactera le sort de dizaines de milliers de chiens en Wallonie et de près de 7.000 chiots qui sont importés chaque année, dont la plupart provenant des pays de l’Est.

Le texte législatif aura également une incidence positive sur les conditions d’élevage et d’hébergement des autres espèces, toutes les espèces animales vendues en Wallonie étant concernées par la réforme.

Sébastien de Jonge, Président de l’UWPA, salue cette réforme : « Le texte, très attendu par les acteurs de la protection animale, constitue une avancée majeure pour le bien-être animal. Le Gouvernement wallon signe la fin des usines à chiots et fait de la Wallonie une des régions les plus avancées d'Europe en matière de conditions d'élevage et de commercialisation des animaux de compagnie ».

« Gaia se félicite de ces nouvelles mesures. Elles permettront de mettre fin à la souffrance de milliers d'animaux, éthiquement insoutenable. » - déclare Michel Vandenbosch, Président de GAIA.

L’arrêté du gouvernement wallon renforce les conditions relatives aux élevages de chiens et de chats, mais aussi aux pensions, refuges et établissements commerciaux.

Parmi les avancées, ce texte prévoit notamment :

·    La fin de l’importation et la suppression du statut d’éleveur-commerçant : un élevage pourra désormais uniquement donner ou commercialiser des chiens ou des chats issus de sa propre production et nés sur le territoire de la Région wallonne.

·    Une augmentation des normes minimales d’hébergement.

·    Une limitation du nombre de portées par femelle reproductrice et un âge minimum et maximum pour les gestations.

·    Une formation obligatoire pour les gestionnaires des établissements, ou au moins un membre de leur personnel. 

·    Un plan de reclassement pour les animaux reproducteurs.

·    Une augmentation du temps consacré aux soins et à la socialisation des chiens et des chats.

Enfin, les associations de défense des animaux demandent aux Ministres flamand et bruxellois de répondre également aux attentes de la société et de suivre l’exemple de la Wallonie.

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