14.10.22
14:37

"Nous n'avons pas pour objectif de détruire l'Ukraine", assure Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a dit vendredi ne pas prévoir "dans l'immédiat" de nouvelles frappes "massives" sur l'Ukraine, ni d'élargir la mobilisation qu'il a ordonné il y a trois semaines pour faire face aux revers de son armée.

S'exprimant lors d'une conférence de presse après un sommet régional à Astana au Kazakhstan, M. Poutine a assuré que la Russie "n'a pas pour objectif de détruire l'Ukraine", où elle mène une offensive depuis le 24 février.

"Dans l'immédiat, il n'y a pas la nécessité de frappes massives. Actuellement, il y a d'autres objectifs. Pour l'instant, après on verra", a-t-il déclaré, assurant que la Russie faisait "tout comme il faut" en Ukraine.

"Ce n'est pas agréable ce qui se passe maintenant, mais (si la Russie n'avait pas attaqué l'Ukraine le 24 février), on aurait été dans la même situation un peu plus tard, juste les conditions auraient été plus mauvaises pour nous. Donc, nous faisons tout comme il faut", a poursuivi le président russe.

La Russie avait mené lundi des bombardements massifs des villes ukrainiennes ayant endommagé tant des infrastructures électriques que des zones résidentielles ou encore un terrain de jeu à Kiev. Ces frappes intervenaient deux jours après l'explosion survenue sur le pont russe de Crimée, une infrastructure clé, que M. Poutine a imputée aux services secrets ukrainiens.

M. Poutine a également dit vendredi ne pas prévoir une nouvelle vague de mobilisation des Russes dans l'armée, tout en reconnaissant que l'actuelle avait connu des ratés.

Selon lui, 222.000 hommes sur les 300.000 prévus ont été recrutés, dont 16.000 se trouvent d'ores et déjà dans des "unités impliquées dans des combats".

"Rien d'autre n'est prévu. Aucune proposition n'a été reçue du ministère de la Défense et je n'en vois pas la nécessité dans un avenir prévisible", a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse, ajoutant prévoir la fin de la mobilisation "dans deux semaines environ".

"La ligne de front est longue de 1.100 km, il est donc quasiment impossible de la tenir exclusivement par des troupes formées de militaires sous contrat", a justifié le président russe, alors que l'annonce de la mobilisation a poussé des dizaines de milliers de Russes à fuir le pays.

M. Poutine s'est par ailleurs dit "ouvert" aux négociations avec Kiev et aux médiations de pays tels que la Turquie ou les Emirats arabes unis, critiquant Kiev pour son refus d'entamer des pourparlers avec lui.

Le président russe a pour la première fois reconnu que les partenaires de Moscou en ex-URSS étaient "préoccupés" par le conflit en Ukraine.

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