04.10.22
13:46

Taxation des surprofits: De Croo veut une taxe solide avant la fin de l'année

Alors que la ministre de l'Energie Tinne Van der Straeten (Groen) a déposé le week-end dernier sa proposition de captation des surprofits du secteur de l’énergie, Alexander De Croo a déclaré ce mardi vouloir une taxe solide d'ici la fin de l'année. Le Premier ministre n'a donné aucun détail sur la forme concrète de la taxe et sur ce qu'elle devrait rapporter. "Cela est encore en discussion, mais ce n'est pas nécessairement un problème", a-t-il répété.

"Il est clair qu'il s'agira d'une taxe lourde", a souligné le libéral flamand à la conférence d'ouverture des sciences politiques à l'UGent. Plus de détails suivront dans une semaine à la Chambre. Bien que le gouvernement ait déjà pris une série de mesures, il ne peut pas compenser à 100 % les factures d'énergie, a admis le Premier ministre. "Ceux qui disent que c'est possible induisent les gens en erreur. Cela nécessitera un effort de notre part à tous."

Le gouvernement fédéral négocie le budget pour l'année prochaine et 2024 depuis la semaine dernière. Parmi les questions en discussion figure la taxe sur les excédents de bénéfices, une sorte de contribution de crise des producteurs d'énergie.

Le principe est de taxer les bénéfices générés par les entreprises qui produisent de l’électricité tant au niveau du renouvelable qu’au niveau du nucléaire. Taxer les bénéfices réalisés au-dessus de 130€ par Mégawattheure. Ces profits sont à un niveau si élevé que le fonctionnement du marché européen de l'énergie est également remis en question, car il n'y a plus de relation justifiée ou raisonnable entre le coût de production d'un électron ou d'une molécule et les prix.

Enfin, le premier ministre a rappelé que la Belgique continue de plaider en faveur d'un plafonnement européen des prix du gaz. Quinze pays suivent désormais notre pays dans cette voie, mais l'Allemagne, entre autres, freine. Nous laissons maintenant des milliards de richesses européennes passer directement en Russie, mois après mois. Ça me fait mal. Je crois au marché libre, mais quand il ne fonctionne pas, il faut intervenir", a-t-il conclu.

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