01.10.22
14:22

Ukraine: 20 civils retrouvés tués par balles dans leurs voitures dans le Nord-Est

Au moins 20 civils ont été retrouvés tués par balles dans leurs voitures dans le Nord-Est de l'Ukraine, près de Koupiansk, a annoncé samedi le gouverneur régional, Oleg Synegoubov.

"Un convoi de voitures avec des civils abattus à bord a été découvert. Selon les données préliminaires, 20 personnes sont mortes dans ces voitures", a-t-il affirmé sur Telegram. Selon lui, "les occupants (russes) ont attaqué ces civils qui tentaient d'échapper aux bombardements". 

"C'est de la cruauté qui n'a aucune justification", a-t-il dénoncé.

Selon M. Synegoubov, gouverneur de la région de Kharkiv, où les corps ont été découverts, "des policiers et des experts se sont rendus sur place" et "une enquête est en cours".

Vendredi, une équipe de l'AFP avait vu au moins 11 corps de civils, tués par balles dans leurs voitures, sur une route abandonnée par les Russes dans leur retrait de la région la semaine dernière.

Le convoi de véhicules que l'AFP a vu vendredi se trouvait précisément sur une route qui part du village de Kyrylivka, à 70 km à l'est de Kharkiv, lorsqu'il a été pris pour cible.

Sur place, les cadavres étaient toujours là, à l'intérieur ou à côté de six véhicules. Un minibus était entièrement brûlé, quatre corps, dont l'un semblant être celui d'un enfant, gisant sur les sièges.

Le lieu où la dizaine de civils ont été retrouvés se trouve à un endroit où des combats entre Ukrainiens et Russes ont eu lieu récemment, les forces de Kiev menant une contre-offensive d'ampleur dans la région.

Face à d'importantes difficultés militaires, les soldats russes se sont repliés plus à l'est, de l'autre côté de la rivière Oskil, mais les Ukrainiens ont depuis réussi à la franchir, marquant un succès de taille pour Kiev. 

Un responsable séparatiste prorusse avait, de son côté, accusé jeudi depuis Moscou l'armée ukrainienne d'avoir tiré sur un convoi de civils dans la région de Kharkiv, faisant selon lui trente morts, sans toutefois apporter plus de précisions.

Depuis le début de l'invasion, Kiev a dénoncé des exactions des troupes de Moscou, des accusations systématiquement rejetées par la Russie. 

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