30.09.22
15:08

Deux nouvelles femmes, dont une Belge, accusent PPDA de viols

Alors que l'ex-présentateur vedette du journal télévisé de TF1 est accusé par une trentaine de femmes de viols, d'agressions et/ou harcèlement sexuels, deux nouvelles femmes, dont une Belge, ont témoigné. Il s'agit de Maïté, 49 ans, et d'Alejandra, une Franco-argentine de 56 ans. Selon le Parisien, les deux victimes présumées dénoncent des viols de l'homme de 74 ans. Ils dateraient respectivement de 2005 et 1992. Les faits sont prescrits, mais ils s’ajoutent aux 19 plaintes déjà enregistrées depuis le début de l’enquête. 

Nos collègues de l'Avenir relatent plus en détails le récit de Maïté.

De son côté, Patrick Poivre d’Arvor nie tous les faits vigoureusement et a porté plainte en retour pour dénonciation calomnieuse. Plusieurs investigations ont été lancées.

En juin 2021, une première enquête préliminaire, recueillant le témoignage de 23 femmes, a été classée sans suite par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), majoritairement pour prescription mais aussi pour "absence d'infraction punissable" ou "infraction insuffisamment caractérisée".

Une seconde est en cours, sept autres femmes ayant témoigné.

Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte après une plainte de l'écrivaine Florence Porcel, qui accuse Patrick Poivre d'Arvor de l'avoir forcée à un rapport sexuel en 2004 et à une fellation en 2009. 

Les juges d'instruction chargés de cette enquête avaient décidé d'écarter d'emblée les faits de 2004 - apparaissant prescrits depuis 2014 - et d'enquêter sur ceux de 2009. 

Un choix rejeté fin juin par la cour d'appel de Versailles, qui a rappelé que le délai de prescription, la période au-delà de laquelle il n'est plus possible de poursuivre l'auteur d'une infraction, n'était pas inéluctable.

Le point de départ de la prescription peut en effet être reporté. En cas d'acte d'enquête, le point de départ n'est plus la date de commission des faits mais celle de cet acte.

De même, s'il existe un lien entre des infractions - même auteur, mode opératoire, but ou profil de victimes - un acte interruptif pour une des ces infractions peut interrompre la prescription d'une autre et lui fixer un nouveau point de départ.

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