07.07.22
22:19

"Le processus visant à changer de leader doit commencer maintenant"

Acculé par les scandales et une cascade de démissions qui s'est amplifiée ces dernières heures, Boris Johnson, le Premier ministre britannique, a présenté sa démission.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé jeudi sa démission du parti conservateur mais indiqué qu'il resterait au pouvoir jusqu'à ce que soit désigné son successeur. "C'est clairement le souhait des Parlementaires du parti conservateur de voir un nouveau leader à la tête du parti et en tant que Premier ministre", a-t-il déclaré. "Le processus visant à changer de leader doit commencer maintenant. L'agenda sera communiqué la semaine prochaine. Et je resterai dans l'attente de la désignation de ce nouveau leader." 

"Je voudrais m'adresser aux millions de gens qui ont voté pour nous en 2019, et dont une grande partie à voter conservateur pour la première fois : Merci pour ce mandat incroyable de cette majorité conservatrice depuis 2019. La raison pour laquelle j'ai résisté ces derniers jours était de poursuivre ce mandat non pas pour des raisons personnelles, mais plutôt parce que c'était mon travail, mon devoir et mon obligation envers vous (les électeurs, ndlr) pour parachever nos promesses faites en 2019.

Lire aussi :  Boris Johnson va démissionner mais envisage de rester jusqu'à l'automne

Lire aussi : Boris Johnson, trois années turbulentes au pouvoir

Lire aussi : "La démission de Boris Johnson est attendue aujourd'hui"

Lire aussi : Nommé mardi, le nouveau ministre des Finances appelle Boris Johnson à "partir"

"Bye Boris"

Toute la journée mercredi, les démissions s'étaient succédé, le parti conservateur lassé des scandales à répétition depuis que Boris Johnson, l'ancien héros du Brexit, est arrivé à Downing Street en 2019. La séance hebdomadaire de questions à la Chambre avait été particulièrement houleuse pour M. Johnson, avec de nouveaux appels à la démission dans son propre camp, des rires témoignant de sa perte d'autorité, et un "bye Boris" à la fin de la séance.

Le mécontentement couvait depuis des mois, nourri notamment par le scandale des fêtes illégales à Downing Street pendant le confinement anti-Covid, alors que les Britanniques devaient respecter des règles très strictes.

Boris Johnson, connu pour ne pas être à un mensonge près, avait varié dans ses explications, provoquant frustration puis colère des élus conservateurs, dans un pays confronté à une inflation record de 9% et à des mouvements sociaux. Sa cote de popularité avait plongé, et près de 70% des Britanniques souhaitent désormais son départ, selon deux sondages cette semaine.

La démission mardi soir du ministre des Finances Rishi Sunak, et du ministre de la Santé Sajid Javid, avait sonné l'hallali pour le Premier ministre, après un nouveau scandale sexuel impliquant le "whip" adjoint, chargé de la discipline des députés conservateurs, que M. Johnson avait nommé en février, "oubliant" des accusations passées de même type.

M. Johnson avait échappé le mois dernier à un vote de défiance, 40% des députés conservateurs refusant cependant de lui accorder leur confiance.

 

Partager cet article

Partager cet article

En lien avec l'article