29.06.22
09:23

Enseignement : "Le redoublement n'est pas la solution"

Pascale Genot, Inspectrice générale de la Fédération Wallonie Bruxelles, était l'invitée de Martin Buxant. Elle a dressé un premier constat au lendemain de la parution des résultats du Certificat d'Enseignement de Base qui récompense les élèves de 6e primaire.

Les résultats du CEB sont tombés hier. Avec des résultats historiquement faibles, qui n'avaient plus été vus depuis dix ans. 
Le taux de réussite de 85% est dû "à un phénomène externe. Et on ne peut pas oublier la crise du covid. Ils (les élèves) ont connu des confinements et perturbations ces deux dernières années. En quatrième, on formalise les choses, on introduit les nombres décimaux". 

Or les élèves qui sortent de primaires n'ont pas pu suivre une scolarité normale, suite à la crise sanitaire. Mais le niveau de difficulté, d'années en années, reste semblable. "Mais cette année, vu le contexte, on avait mis des essentiels, pour que les enseignants centrent leur apprentissage. Les épreuves n'étaient pas plus faciles, mais on avait orienté les enseignants sur les essentiels".

"Cela dit, on ne peut pas dire qu'il y a une baisse générale du niveau des élèves". Concernant les mathématiques, matière avec le taux de réussite le plus bas, il faut mener une réflexion selon l'Inspectrice générale.

Au niveau des secondaires, "les résultats des CE1D et le CESS ne sont pas encore connus. Mais on pourrait effectivement s'attendre au même phénomène", qu'en 6e primaire. Une procédure a été mise en place, qui permet au jury d'établissement, sur la base d'une épreuve ou d'un dossier, "on a conçu une procédure qui permet de recalculer les résultats en fonction des apprentissages qui n'ont pas pu être acquis pour les mêmes raisons".

Enfin, quel est l'avenir du CEB alors que normalement les redoublements jusqu'en 3e année secondaire (comme prévu par le pacte d'excellence) seront "exceptionnels". "Le rôle du CEB est de délivrer un premier certificat aux élèves". 

Concernant le redoublement, "un échec entraîne un échec. Le redoublement n'est pas la solution. Les études le prouvent. Il faut dès lors mettre en place une série de mesure de remédiation et ne prendre le redoublement que dans une situation exceptionnelle". 

Enfin, le niveau des enseignants est lui aussi au centre de la réflexion. "Il faut renforcer leur formation en les armant à l'état de la société, qui change énormément". 

Partager cet article

Partager cet article