19.06.22
07:08

Législatives françaises en direct: 38,11% de participation à 17H00 et abstention en hausse

Suivez en direct les évènements de ce second tour des élections législatives en France :

17h15:  54% d'abstention, en hausse par rapport au 1er tour, selon des estimations

L'abstention devrait atteindre dimanche entre 53,5% et 54% au second tour des élections législatives, son deuxième plus haut niveau pour ce scrutin, en hausse de plus d'un point par rapport au premier tour (52,49%), selon les estimations de cinq instituts de sondage.

Ipsos/Sopra Steria pour FranceTV/RadioFrance/France24/RFI/LCP, Ifop pour TF1/LCI et Elabe pour BFMTV/LEXPRESS/RMC évaluent l'abstention finale à 54%, tandis OpinionWay pour CNews et Europe1 la mesure à 53,5 % et Harris interactive pour M6 et RTL à 53,9%, dans tous les cas en dessous du record pour un second tour enregistré en 2017 (57,36%).
 

17h00: 38,11% de participation à 17H00 au 2nd tour, en baisse par rapport au 1er tour

La participation au second tour des élections législatives atteignait 38,11% dimanche à 17h00 en métropole, selon le ministère de l'Intérieur, un chiffre en baisse de 1,31 point par rapport au premier tour, il y a une semaine, où elle s'établissait à 39,42 %.

Elle est en revanche en hausse par rapport au second tour des législatives de 2017 où elle atteignait 35,33% à la même heure.

Elle se situe en baisse par rapport au second tour de la présidentielle le 24 avril dernier (63,23%).

Les Français s'étaient également davantage déplacés aux urnes à la même heure aux élections législatives de 2012 (46,42%), 2007 (49,58%) et 2002 (46,83%).

Le Lot est le département qui a le plus voté à midi (49,84%), devant la Haute-Vienne (47,38%) et la Dordogne (46,89%).

La participation la plus faible à 17h00 a été enregistrée en Seine-Saint-Denis avec 25,23%.

13h00: Macron vote au Touquet

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, a voté au Touquet vers 13h00 dans son bureau de vote habituel. M. Macron est ensuite allé saluer des partisans et des curieux qui l'attendaient à l'extérieur, sous la pluie

12h23: Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, a voté à Paris, où il est candidat dans la 5ème circonscription.

12h00: 18,99% de participation à 12H00 au 2nd tour, en légère hausse par rapport au 1er tour. 

La participation au second tour des élections législatives atteignait 18,99% dimanche à 12H00 selon le ministère de l'Intérieur, un chiffre en très légère hausse (0,56%) par rapport au premier tour il y a une semaine où elle s'établissait à 18,43 %.

Elle est aussi en hausse par rapport au second tour des législatives de 2017 où elle atteignait 17,75% à midi. Elle est en revanche en baisse par rapport au second tour de la présidentielle le 24 avril dernier (26,41%).

 

10h06: Le taux de participation à La Réunion

L'île de la Réunion a commencé à voter ce dimanche à 6h (heure de Paris). Sur place, le taux de participation est donc déjà connu et pour estimé à 15,28%, a indiqué sur Twitter le préfet de l'île.

08h58: Amélie de Montchallin a voté

La ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a voté à Ormoy-la-Rivière, dans l’Essonne. La ministre, candidate dans la 6ème circonscription du département, est opposée au député socialiste Jérôme Guedj, soutenu par la NUPES.

08H30: Edouard Phillipe a voté 

L’ancien Premier ministre a voté au Havre, ville dont il est le maire.

08H00: Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en métropole pour le second tour d'un scrutin où le président Emmanuel Macron espère obtenir une nouvelle majorité à l'Assemblée, face à une gauche unie et requinquée.

Partout en France métropolitaine les bureaux de vote ouvriront à 8H00 et fermeront à 18H00, voire 20H00 dans les grandes villes. Les premières estimations sont attendues à 20H00.

Un jour avant la métropole, les électeurs des Outre-mer ont ouvert le bal en se rendant aux urnes samedi, ainsi que certains Français de l'étranger, notamment en Amérique du Nord.

En Guadeloupe, la Secrétaire d'Etat chargée de la mer, Justine Benin, qui jouait son poste à ce scrutin, a été battue dans la 2e circonscription, avec 41,35 % des voix derrière Christian Baptiste (DVG) élu avec 58,65 % des voix, a annoncé la préfecture de Guadeloupe. 

Au total ce sont 1.148 candidats qui seront en lice lors du second tour, contre 6.293 au premier dimanche dernier, dont 655 hommes et 493 femmes. Parmi les prétendants, il y aura 370 sortants, 70 d'entre eux ayant mordu la poussière lors du premier tour.

Ce second tour vient clore une longue séquence électorale ouverte le 10 avril par le premier tour de la présidentielle qui avait vu la large réélection d'Emmanuel Macron devant Marine Le Pen.

Mais la partie s'annonce plus incertaine aux législatives, après la percée surprise de l'alliance des partis de gauche Nupes et de l'extrême droite.

Au premier tour, la majorité sortante, qui se présente sous l'étiquette Ensemble! (LREM, MoDem, Agir et Horizons), est arrivée au coude à coude autour de 26% des voix avec l'alliance de gauche (LFI, PS, EELV et PCF). Le RN de Marine Le Pen a totalisé 18,7%, soit 5,5 points de plus qu'en 2017, devant Les Républicains et ses alliés de l'UDI tombés à 11,3%.

Aussi les incertitudes sont-elles nombreuses: quel score pour la gauche? Si la coalition présidentielle l'emporte, sa majorité sera-t-elle absolue - il faut 289 députés sur 577 - ou relative, comme ne l'excluent pas les sondages?

"Réserves de voix" 

Alors que plus d'un électeur sur deux (52,5%) s'est abstenu pour le premier tour, la mobilisation est un enjeu déterminant en ce week-end de canicule. Aux législatives de 2017, l'abstention avait atteint 51,3% au premier tour et 57,4% au deuxième, un record depuis 1958.

"La Nupes parviendra-t-elle à mobiliser les plus jeunes qui ne sont pas allés voter au premier tour?" Pour la majorité sortante "y a-t-il des réserves dans un électorat légitimiste qui n'aurait pas été voter en pensant que la victoire d'Emmanuel Macron était acquise?", s'interrogeait en fin de semaine le président de l'institut Elabe, Bernard Sananès.

Les électeurs diront en outre si Les Républicains, qui se sont effondrés à la présidentielle, sont encore en capacité de peser à l'Assemblée -- même si certains les voient en position charnière dans le cas d'une majorité relative du camp présidentiel, qui devrait alors faire appel à la droite pour voter ses textes.

Enfin le scrutin dira aussi si le Rassemblement national obtient un groupe, soit au moins 15 députés, ce qui donne davantage de moyens et de temps de parole. Le parti d'extrême droite n'y est parvenu qu'une fois dans son histoire, de 1986 à 1988, du temps du Front national, grâce à la proportionnelle.

L'avenir de plusieurs ministres est par ailleurs en jeu. En comptant Elisabeth Borne, quinze membres du gouvernement sont en lice aux législatives et devront quitter l'exécutif en cas de défaite conformément à une règle déjà appliquée en 2017 par Emmanuel Macron.

Si la Première ministre Elisabeth Borne ne semble pas menacée dans le Calvados, la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin est en grand danger dans l'Essonne, tout comme le patron d'En Marche et ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini, ou encore le ministre délégué à l'Europe Clément Beaune, tous deux à Paris.

Quoi qu'il en soit, un remaniement est attendu à l'issue du scrutin, ne serait-ce que pour les postes de secrétaires d'Etat, qui ne sont pas encore pourvus.

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