12.06.22
22:19

Ukraine: connexion rétablie entre la centrale nucléaire de Zaporijjia et l'AIEA

La connexion entre la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia (sud), sous contrôle des Russes depuis début mars, et l'Agence internationale de l'énergie atomique, a été rétablie, ont annoncé Kiev et l'AIEA.

Elle avait été perdue le 30 mai, "lorsque les Russes avaient coupé l'opérateur de téléphonie mobile ukrainien Vodafone à Energodar", site de la centrale, "avec lequel l'AIEA a un contrat de transmission de données", a affirmé l'opérateur ukrainien, Energoatom, dans un communiqué publié samedi soir sur Telegram.

"Grâce aux efforts conjoints d'Energoatom et Vodafone, le vendredi 10 juin, la connexion entre les serveurs de surveillance des matières nucléaires du site et l'AIEA a été rétablie", a ajouté Energoatom.

L'AIEA a confirmé dimanche soir, dans un communiqué publié sur Twitter, que "le transfert des données" avait pu être restauré "aujourd'hui après une interruption technique de près de deux semaines".

"Pour autant, la télétransmission ne remplace pas la présence physique, à intervalles réguliers, des inspecteurs de l'AIEA dans les centrales pour vérifier les matières nucléaires", a souligné le directeur général de l'Agence, Rafael Grossi.  

Il dit "poursuivre ses efforts" pour organiser "dès que possible" une visite à la centrale de Zaporijjia, à laquelle l'Ukraine s'oppose tant que le site est occupé par les Russes.

L'Ukraine estime qu'une telle visite "légitimerait aux yeux de la communauté internationale l'occupation" du site par les forces russes, selon Energoatom.

"La situation est intenable", avait plaidé cette semaine M. Grossi. Avant d'ajouter: "c'est pour cela que des experts de l'AIEA doivent se rendre" sur place.

Les soldats russes ont pris le contrôle début mars de cette centrale située dans la ville d'Energodar, dans le sud de l'Ukraine, séparée par les eaux du Dniepr de la capitale régionale Zaporijjia, toujours elle sous contrôle ukrainien.

Les affrontements qui s'y sont déroulés dans les premiers jours du conflit avaient laissé craindre une possible catastrophe nucléaire dans le pays où a explosé un réacteur en 1986, à Tchernobyl. 

 

AFP

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